Benoît Payan, la politique à Marseille, le Vélodrome et le « budget de combat »

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
DR - Compte Twitter Benoît Payan

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Maire depuis moins de six mois, Benoît Payan a commencé l'exercice de son mandat par une question épineuse, celle des finances de la deuxième ville de France. Oui, il avait bien une idée de la situation financière, non, il ne s'entendait pas forcément à ce qu'il a trouvé. Certes, « on savait que la situation était compliquée », mais il y a bien eu quelques détails qui l'ont surpris, profitant pour rappeler, d'ailleurs que « le diable se cache toujours dans les détails ». Avec une dette s'élevant à 1,5 milliard d'euros, il a fallu, dit-il, « se retrousser les manches, étaler, renégocier la dette, million d'euros par million d'euros », pour établir un budget en équilibre, et surtout, « un budget de combat ». C'est-à-dire « mettre de l'argent là où il y en a besoin. On a des sujets structurels dans cette ville, une ville merveilleuse, mais derrière la carte postale, il y a la réalité de la ville ». Un budget qui permettre « ce bouclier social qui est la Mairie ».
Un budget qui pour l'heure ne s'appuie pas sur des augmentations d'impôts. Mais « je ne peux pas vous dire ce que sera la réalité du budget dans 15 mois. Je connais la réalité fiscale de la ville et elle est injuste », pointant le découpage fiscal qui n'est pas - plus - raccord avec la réalité d'un Marseille d'aujourd'hui. C'est ce qui lui a notamment valu de prendre la plume pour demander au Président de la République de revoir les bases. Demande, pour l'heure, sans réponse.
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Pour alimenter le budget, il faut dit le maire de Marseille faire des partenariats avec les autres collectivités. Soit. Avec le Département ou la Métropole, ça coince un peu. La présidente de deux institutions est Martine Vassal. Son ancienne adversaire aux élections municipales. Et on sait qu'entre les deux ex-candidats c'est encore tendu. « Les relations que l'on doit avoir sont des relations de travail. On n'est pas d'accord. On ne partage pas les mêmes objectifs. On ne partage pas la même façon de voir la ville et de voir la politique. Et on ne partage pas la manière dont on veut développer le territoire ».
Laurence Bottero