Jacques Breillat a lancé la campagne de la droite (LR) et du centre avec la liste "Pour une Gironde réconciliée" en vue des élections départementales des 20 et 27 juin 2021. Alertant sur une montée des extrêmes chez les Verts, alliés du PS à la tête du département de la Gironde, Jacques Breillat, fermement opposé au revenu universel testé en Gironde, en appelle à un apaisement des tensions. Et décline le thème de la sécurité en respectant les prérogatives du conseil départemental. (réactualisé 12/05/2021)Chef de file LR de la liste d'union de la droite et du centre "Pour une Gironde réconciliée" Jacques Breillat, maire de Castillon-la-Bataille et conseiller départemental d'opposition sortant (groupe Gironde avenir), a présenté le 4 mai à Pessac (Bordeaux Métropole) son programme pour ce scrutin départemental 2021.
"A Pessac, on sait ce que c'est que d'avoir un Département contre soi. Il est donc important d'être à la manœuvre. Métropole/hors Métropole : nous devons en finir avec cette césure et réconcilier les Girondins", a attaqué le candidat de la droite et du centre, pour donner le ton.
"C'est une terre de mission"
Le choix de la ville de Pessac pour tenir cette première de réunion de campagne ne doit donc rien au hasard.
"Nous nous sommes dit : pourquoi ne pas aller chez un ami ?", résume le candidat, félicitant au passage le maire de Pessac Franck Raynal pour la qualité des projets municipaux qu'il a développé dans cette grande ville de l'ouest métropolitain.
Parmi les nombreux concurrents à cette campagne qui ont fait le déplacement, se trouvaient des candidats chevronnés comme Jacques Mangon (Saint-Médard-en-Jalles) ou encore Dominique Vincent (Le Bouscat).
"Nous sommes en campagne dans un département difficile, qui vit depuis 33 ans sans partage de responsabilités. C'est une terre de mission", a prévenu Jacques Breillat.
Le chef de file a appelé ses colistiers à mettre fin à cette majorité départementale PS-EELV dont il est convaincu qu'elle est travaillée par une émergence des extrêmes.
"Nous devons nous positionner contre cette forme de sectarisme que l'on voit monter. Les Verts n'ont plus besoin d'être caricaturés puisqu'ils se caricaturent eux-mêmes" a diagnostiqué le candidat.
Passer de la ville à la campagne n'est pas un sujet
Jacques Breillat s'est ensuite attaqué à la vision antagoniste qu'ont, selon lui, ses adversaires de la majorité des relations entre métropole bordelaise et territoires ruraux.
"La Gironde réconciliée c'est une Gironde qui ne force pas le trait entre Gironde urbaine et Gironde rurale, notamment en ce qui concerne les parcours résidentiels... Il y a des moments où l'on va vivre en zone urbaine et d'autres où l'on vivra en zone rurale. J'en suis l'exemple vivant ! J'ai beaucoup vécu à Talence (Métropole-Ndlr), puis j'ai choisi d'aller m'installer à Castillon-la-Bataille (zone rurale-Ndlr)", a illustré en substance la tête de liste.