David Angevin, 52 ans, écrivain et journaliste a été conseiller technique au sein du cabinet d'Alain Rousset, en charge de l'écriture des discours et des éléments de langage, du 9 février 2015 au 1er mars 2018, puis directeur du projet « Université du futur » au sein du conseil régional. Au printemps 2019, il se place en arrêt maladie en raison de difficultés personnelles et d'un épuisement professionnel avant d'être licencié pour insuffisance le 27 janvier 2020. Ce licenciement est contesté depuis par David Angevin, qui dénonce « une décision purement politique » et a saisi le tribunal administratif de Poitiers qui devrait se prononcer au cours des prochains mois.
De son côté, Alain Rousset assure que David Angevin a été licencié en raison « de son incapacité à collaborer de manière apaisée avec ses collègues et ses partenaires, à se fondre dans le fonctionnement collectif et à respecter les procédures de la collectivité » et considère que cette plainte et son calendrier relèvent « d'une intention de nuire » à l'approche des élections. Présumé innocent, l'élu se dit « serein », « s'inscrit en faux contre les allégations le mettant en cause [...] » et « est désireux que toute la lumière soit faite sur cette plainte calomnieuse ». La relation entre les deux hommes est donc orageuse voire franchement hostile.
Selon nos informations, la plainte déposée par David Angevin le 3 mars, un document de 20 pages, signale « des faits délictueux de détournements de fonds publics par Alain Rousset, les membres de son cabinet et des fonctionnaires du conseil régional au cours de l'année 2015 en amont et au cours de la campagne électorale des élections régionales de décembre 2015 ». En l'espèce, il n'est pas question de détournements de flux financiers ni de la recherche d'un enrichissement personnel mais plutôt d'avoir utilisé des agents et des moyens matériels de la collectivité au bénéfice de la pré-campagne et campagne électorale d'Alain Rousset.