"Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie. Il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux." Montesquieu, mais aussi Gandhi, Nelson Mandela ou encore Van Gogh, ont été convoqués par Pierre Hurmic et ses adjoints pour décrire leur première année de mandat à Bordeaux, le 30 juin dernier. Les élus de la majorité EELV-PS, dont la quasi-totalité sont novices en politique et n'avaient jamais dirigé de collectivité locale, à l'instar de la première adjointe Claudine Bichet, ont mis en avant une centaine de réalisations plus ou moins significatives. Ils ont aussi concédé que beaucoup reste logiquement à faire après une première année marquée par la disparition brutale d'Emmanuelle Ajon, la 3e adjointe en charge du logement, par des débats souvent stériles en conseil municipal et par une série de vaines polémiques nées de maladresses autour du sapin de noël et d'hommages à Jacques Chaban-Delmas en passant par une campagne de communication ratée sur la culture.
"Je sais qu'il y a chez certains Bordelais de l'impatience de voir Bordeaux métamorphosée. Mais je suis le premier de ces impatients et je sais aussi que Bordeaux ne s'est pas faite en un jour. Tout cela prend du temps ! [...] Nous travaillons avec méthode et engagement en étant lucide quant à notre immense responsabilité. Je suis dans l'action plutôt que dans l'incantation ou la confrontation. Quant aux polémiques, je rappelle que ceux qui les nourrissent avaient promis de me "pourrir la vie" dès mon élection", considère ainsi Pierre Hurmic, qui ajoute : "Nous ne sommes pas propriétaires de l'écologie, nous n'en sommes que les diffuseurs et notre écologie doit rassembler, elle n'est pas punitive."