GPSO : réactions en chaîne après la prise de position du maire de Bordeaux
Jean-Philippe Déjean

La ligne à grande vitesse continue à provoquer de forts remous à Bordeaux Métropole.
Photo DR
Jean-Philippe Déjean

La ligne à grande vitesse continue à provoquer de forts remous à Bordeaux Métropole.
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La prise de position du maire (EELV) de Bordeaux Pierre Hurmic sur le dossier du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), dont il refuse que Bordeaux Métropole assure une partie du financement, contrairement à son allié (PS) Alain Anziani, président de la Métropole, a déclenché une série de réactions en chaine. Ce n'est pas la première fois que Pierre Hurmic, vice-président de Bordeaux Métropole, et son président Alain Anziani, maire de Mérignac, s'opposent sur un dossier et refusent de voter dans le même sens.
C'est déjà arrivé, notamment avec le projet Tarmaq, qui a été voté grâce aux voix du groupe d'opposition de droite et du centre Métropole commune(s), présidé par Patrick Bobet, maire du Bouscat. Or il semble que cette fois-ci le groupe de Patrick Bobet soit prêt à jouer la montre avant de montrer ses cartes, de préciser quelle sera sa position. Si l'expression ne fait pas encore officiellement florès, les élus de droite et du centre semblent un peu fatigués de jouer les supplétifs du PS à la Métropole.
Egalement dans l'opposition, le groupe LREM Renouveau Bordeaux soutient de son côté sans la moindre hésitation le GPSO. Rappelons que ce dernier doit permettre de relier, via deux lignes à grande vitesse, Bordeaux à Toulouse et Bordeaux à Dax. Moyennant une enveloppe de 14,3 milliards d'euros. Pour le groupe LREM, mené par Thomas Cazenave, l'opposition de Pierre Hurmic à ce projet est inacceptable car le GPSO doit participer à la résolution des problèmes cruciaux de mobilité que connait la Métropole.
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Nicolas Florian, enfin, l'ancien maire de Bordeaux, notamment président du groupe d'opposition Les Républicains, au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Bordeaux Ensemble au conseil municipal de Bordeaux, condamne lui aussi une politique écologiste qui risque de conduire le port de la Lune à un isolement progressif.
Jean-Philippe Déjean