PORTRAIT. Nommée vice-présidente à l'économie sociale et solidaire (ESS) par Alain Rousset lors de sa réélection en juin 2021, Maud Caruhel a œuvré dans le domaine de l'insertion professionnelle et de l'insertion par l'activité économique tout au long de sa carrière. À 46 ans, la Marmandaise d'adoption, pour qui la politique n'est pas tout à fait une nouveauté, fixe le cap du mandat qui s'ouvre.Si Pascal Duforestel était jusqu'à présent conseiller délégué à l'économie sociale et solidaire (ESS) au sein du conseil régional, la Nouvelle-Aquitaine a créé, pour ce nouveau mandat d'Alain Rousset, une vice-présidence dédiée à l'ESS et rejoint ainsi l'Ile de France et l'Occitanie, également dotées de ces postes.
Engagement associatif ancien
Ce qui est communément appelé aujourd'hui économie sociale et solidaire a finalement toujours fait partie du parcours de Maud Caruhel, 46 ans et native de Libourne, près de Bordeaux. Après des études de sciences économiques en gestion industrielle à l'université de Caen et une dernière année en sociologie et développement local à Toulouse, elle raconte avoir toujours été engagée dans des associations : humanitaires, de parents d'élèves, en tant que conseillère de quartier... Originaire de Normandie, sa première expérience professionnelle sera celle de la gestion des emplois jeunes de la mairie de Dreux, ville de 30.000 habitants dans l'Eure-et-Loire.
Depuis une douzaine d'années, c'est à Marmande qu'elle vit désormais, avec son fils. Jusqu'à sa prise de poste à la Région en août dernier, celle qui est passionnée de théâtre et de cinéma, dirigeait une recyclerie associative sur le Villeneuvois, en Lot et Garonne. Elle en a démissionné pour se consacrer à ses deux mandants locaux.
"Travailler dans le collectif"
"J'étais très branchée humanitaire quand j'étais jeune, puis ce sont mes stages lors de mes études universitaires qui m'ont amené à être plus orientée sur des structures de l'insertion. J'ai acquis cette double casquette économie et sociale, qu'on appelle depuis quelques années d'économie sociale et solidaire", raconte-t-elle à La Tribune. Ce parcours "s'est fait tout naturellement" poursuit-elle :