Dans quelques jours, les dimanches 12 et 19 juin, les électeurs sont appelés une nouvelle fois aux urnes. Après l'élection présidentielle du mois d'avril qui a octroyé un second mandat à Emmanuel Macron, place désormais aux élections législatives pour élire les députés de la future Assemblée nationale. L'enjeu pour le président réélu ? Obtenir une majorité avec ses alliés pour gouverner. À gauche, malgré les divisions, on rêve d'une cohabitation avec Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre si la NUPES (LFI-PS-EELV-PC) parvient à obtenir une majorité. Pour Les Républicains, l'enjeu sera d'exister encore dans le futur hémicycle, tandis que le Rassemblement National tentera de renforcer sa présence. À dix jours du premier tour de ces élections législatives, La Tribune propose un décryptage des matchs à suivre à Toulouse et en Haute-Garonne.
Dans le nord toulousain, un match intéressant se profile dans la première circonscription de Haute-Garonne, aussi dénommé la circonscription Airbus pour sa localité, elle qui regroupe une partie de Toulouse et les communes de Blagnac et Cornebarrieu notamment. En 2017, c'est le candidat de La République En Marche, Pierre Cabaré qui avait été élu en surfant sur la vague Macron. Seulement, le parti Renaissance (nouveau nom du parti présidentiel) a fait le choix de ne pas reconduire son député sortant. Malgré une contestation de cette décision et un maintien de sa candidature dans un premier temps, Pierre Cabaré a finalement laissé le champ libre à Pierre Baudis, âgé de 34 ans. Ce nom est bien connu à Toulouse puisqu'il est le fils de Dominique Baudis, maire de Toulouse pendant 17 ans et aussi député pendant quatre ans sur cette circonscription. Pour le siège de député, un match semble s'installer avec Hadrien Clouet (30 ans et enseignant), le membre de LFI investit par la NUPES. Pour cause, si Blagnac et Cornebarrieu ont majoritairement voté Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, Toulouse a largement mis en tête Jean-Luc Mélenchon. Le duel s'annonce donc serré, sauf si le centriste Jacques Rocca, chef d'entreprise et ancien directeur de la communication d'Airbus, vient jouer les trouble-fête.