Conjuguer le local et le global. Après l'adoption d'un plan européen à Bruxelles fin 2021 et une rencontre interministérielle dédié début 2022, l'économie sociale et solidaire (ESS) espère se faire une place dans les plus grandes instances internationales. Le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez, qui présidera l'Union européenne au 1er semestre 2023, mène déjà le combat au sein de l'Organisation des nations unies (ONU) avec notamment un évènement informel ce vendredi 22 juillet au siège new yorkais de l'instance multilatérale. Désigné l'an dernier président du Forum mondial de l'ESS (GSEF), Pierre Hurmic y interviendra pour représenter les 86 membres de 37 pays adhérents de cette association. L'objectif est clair : profiter de la caisse de résonance incomparable que constitue l'ONU.
C'est aussi l'objectif ambitieux de l'Espagne, premier pays européen a avoir adopté une loi cadre sur l'ESS dès 2011 : permettre l'adoption par l'assemblée générale de l'ONU, si possible dès septembre 2022, d'une résolution reconnaissant la contribution de l'ESS aux objectifs de développement durable fixés par les Nations unies pour 2030. "Il faut travailler sur une logique de coalition et de pédagogie pour rassembler un maximum de pays autour de cette démarche, notamment en Europe, en Amérique du Sud et en Afrique, trois continents où l'ESS est ancienne et bien ancrée. Si ce n'est pas suffisant pour l'adopter en 2022, on reviendra en 2023", précise-t-on dans l'entourage du maire de Bordeaux. L'édile souhaite aboutir à une définition de l'ESS similaire à celle retenue par la Commission européenne fin 2021 :