"C'est une première, à notre connaissance. En tout cas en Nouvelle-Aquitaine et surtout à cette échelle !", assure Sylvie Durruty, vice-présidente de la Communauté d'agglomération Pays basque en charge de l'économie et de l'innovation, à propos de la mise en place de l'éco-conditionnalité des aides à l'immobilier d'entreprises. D'après un relevé de l'Ademe, effectué pour La Tribune, il s'agit bien effectivement d'une primeur nationale. La plus grande communauté d'agglomération de France a voté en mai "un changement structurel" de son dispositif, conforme à son Plan climat air énergie territorial, en appliquant aux usines et bureaux un principe semblable à celui instauré pour les particuliers en septembre 2014.
Ces derniers, pour bénéficier de réductions d'impôts ou d'aides publiques, doivent faire appel à des professionnels certifiés par le label RGE (reconnu garant de l'environnement). Les objectifs du dispositif national pour les particuliers et de la CAPB pour les entreprises sont quasiment les mêmes : permettre aux bénéficiaires de rénover leur bien, mais aussi dans le cas basque de construire mieux, tout en dynamisant les filières de la rénovation et de l'écoconstruction.
Le nouveau dispositif basque prend la forme d'un éco-score : le réemploi de matériaux sur le chantier vaut par exemple deux points, une toiture végétalisée trois points et la récupération des eaux pluviales un point. Seules les entreprises obtenant un éco-score minimal de cinq pourront dorénavant bénéficier des aides de l'agglomération, qui peuvent atteindre 200.000 euros. "Ces trois dernières années, la CAPB a accompagné 43 entreprises en partenariat avec le département des Pyrénées-Atlantiques : une enveloppe globale de 2,5 millions d'euros pour la CAPB qui a généré 35,4 millions d'euros d'investissements par les entreprises", pointe l'agglomération.