À Bordeaux, Pierre Hurmic mise sur l'autonomie énergétique

Pierre Cheminade
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Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, a fait sa rentrée politique ce mercredi 14 septembre.
Agence APPA

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Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, a fait sa rentrée politique ce mercredi 14 septembre.
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"Nous déclarerons l'état d'urgence climatique et nous prendrons rapidement des mesures qui iront dans ce sens", déclarait Pierre Hurmic le 3 juillet 2020, lors de son élection en tant que maire de Bordeaux. Deux ans plus tard, l'élu écologiste est au tiers de son mandat municipal à la tête d'une ville cernée par les incendies et étouffée par les températures caniculaires et la sécheresse, sans même parler de la crise énergétique. L'heure d'aborder les premières réalisations concrètes.
"La preuve tangible est là, face à nous : le changement climatique avance. [...] Nous n'avons pas attendu la hausse des températures pour végétaliser la ville. Le travail de fond mené depuis deux ans porte ses fruits concrets", a-t-il ainsi martelé, évoquant pêle-mêle le plan de végétalisation des rues et de 100 % des cours d'écoles en dix ans, la hausse du trafic à vélo (+40 % en intra-boulevards) ou encore le label du bâtiment frugal bordelais.
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Mais, aujourd'hui, c'est bien la question de l'énergie qui figure au sommet des priorités municipales alors que la facture énergétique de la ville, toutes choses égales par ailleurs, pourrait bondir de 8 millions d'euros en 2022 à 31 millions d'euros en 2023 (+286 %). Trois millions d'euros d'économies ont déjà été actés pour limiter le surcoût à vingt millions d'euros. Deux postes sont ciblés : diminuer de 10 % la consommation des bâtiments, notamment en diminuant le chauffage de deux degrés ; éteindre 55 % de l'éclairage public de 1h à 5h du matin à partir de janvier 2023 tout en renonçant à 90 % des mises en lumière des monuments publics.
Pierre Cheminade