Coopérative carbone : comment La Rochelle doit inspirer Bordeaux
Propos recueillis par Maxime Giraudeau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le port de La Rochelle
Thierry Rambaud
Propos recueillis par Maxime Giraudeau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le port de La Rochelle
Thierry Rambaud
LA TRIBUNE - La coopérative carbone de La Rochelle existe depuis deux ans. Quel bilan tirez-vous à la tête de cette structure d'un nouveau genre ?
Anne ROSTAING, directrice de la Coopérative carbone - Le premier grand volet, qui est l'accompagnement à la réduction d'émissions de gaz à effet de serre, est effectif avec la mise en place de formations et la réalisation de bilans carbone. Depuis l'année dernière, on accompagne aussi jusqu'à la stratégie bas carbone, c'est-à-dire accompagner les partenaires pour qu'ils soient en phase avec les objectifs territoriaux. Sur ce premier bloc d'activités, on a organisé 25 formations, une trentaine de bilans carbone et on épaule huit structures sur leur stratégie. Par contre, on n'a pas encore évalué l'impact sur la réduction d'émissions car il faut déjà que les actions préconisées soient mis en œuvre.
Le deuxième axe concerne l'accompagnement des projets de séquestration carbone. Là on a accompagné et financé un peu plus d'une dizaine de projets, d'abord dans le secteur forestier pour de la plantation d'arbres dans différentes communes de l'agglomération et avec le Parc naturel du Marais Poitevin. Ensuite, on a inclus de nouveaux domaines comme l'agriculture, avec l'accompagnement à la transition, notamment sur la question des sols. Et aussi dans le domaine du bâtiment pour pouvoir intégrer le réemploi et appuyer la rénovation des bâtiments. Aujourd'hui, ce sont les sujets sur lesquels on peut agir pour pouvoir finalement séquestrer le carbone sur une durée et financer à travers le dispositif de la contribution carbone locale, ces projets-là pour les mettre en œuvre.
À lire également
Ça nous a permis de mesurer un impact de séquestration carbone de 20.000 tonnes équivalent CO2 sur deux ans. Avec ce chiffre, on peut déterminer le nombre de crédits carbone [comme des droits à polluer que les partenaires doivent acheter, ndlr] que l'on va générer. Ce potentiel de 20.000 tonnes a permis de mobiliser entre 700.000 et 800.000 euros pour les projets sur l'année 2022.
Propos recueillis par Maxime Giraudeau