A Marseille, le nouveau ministre du logement affirme vouloir de la « décentralisation »
Rémi Baldy
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Hausse des taux d'intérêt, construction au ralenti, taux de rotation des locations en chute, législation sur les diagnostics énergétiques plus durs ou encore difficulté pour les étudiants à se loger pour poursuivre leurs études... « Tous les voyants sont dans le rouge », résume Danielle Dubrac, présidente de l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis) lors du congrès des professionnels de l'immobilier qui a débuté ce jeudi 14 septembre, à Marseille. « Gouverner c'est d'abord loger son peuple », disait l'Abbé Pierre. Une phrase qui aujourd'hui se traduit par des projecteurs braqués vers l'Etat. Cela tombe bien, le nouveau ministre du Logement, Patrice Vergriete, à fait le déplacement dans la Cité phocéenne.
Face aux attentes des professionnels, le ministre dégaine plusieurs pistes actuellement à l'étude, à commencer par celle d'une « décentralisation forte » de la politique du logement. « Il faut renforcer la capacité d'agir et la marge de manœuvre des acteurs du territoire, ils disposeront de davantage de moyens et de davantage de responsabilités, mais cela veut dire aussi de devoirs ». Un moyen d'adapter les réponses selon les spécificités locales dit-ili.
La ligne directrice maintenant donnée, le détail de son application dans les faits attendra. A commencer par d'où viendront les "moyens". Pour les "devoirs" en revanche c'est plus clair, l'ancien maire de Dunkerque attend des « collectivités qu'elles dégagent du foncier et délivrent des permis de construire ». Ces derniers sont en chute de 10,5% par rapport à l'avant-crise sanitaire. « Les maires ont une responsabilité mais les populations aussi, elles doivent faire preuve de tolérance », pointe à ce propos Patrice Vergriete.
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Dans le paquetage des acteurs du territoires appelés à se mobiliser face à la crise du logement, le ministre prend le soin d'inclure les entreprises. « Dans ma ville, des giga-factory s'installent et me disent qu'elles peuvent investir si c'est pour leurs salariés », illustre-t-il. Les universités seront également mises à contribution pour essayer d'identifier si une part de leur foncier peut servir à développer du logement pour les étudiants. Un vaste programme qui doit « se construire dans l'année » prévient celui qui est en poste depuis le 20 juillet.
Rémi Baldy