Elu à la présidence de l'Université de Bordeaux l'an dernier, Dean Lewis, passé par Normale Sup Paris-Saclay, agrégé en sciences physiques et titulaire d'un doctorat en électronique (lasers/acoustique/microélectronique) de l'Université de Bordeaux, a présenté à la presse sa deuxième rentrée dans un contexte budgétaire tendu. Né à Nîmes, Dean Lewis a passé son baccalauréat à Périgueux avant de poursuivre ses études à Bordeaux. Il ne mâche pas ses mots et a développé un style tranchant très éloigné de celui savamment enveloppé de Manuel Tunon de Lara, son prédécesseur à la présidence. Issu de la faculté de médecine Manuel Tunon de Lara a piloté en 2014 l'énorme chantier du rapprochement des trois ex-universités (droit-sciences écos/ sciences et technologies/ sciences de la vie) qui ont fusionné pour former l'Université de Bordeaux avant de récupérer la propriété de son immense patrimoine immobilier et foncier.
De son côté, l'Université Bordeaux Montaigne, qui regroupe les humanités (philosophie, lettres, langues, géographie...,) continue à suivre son propre chemin. A-t-elle fait le bon choix ? En tout cas, malgré sa force de frappe très concentrée, l'Université de Bordeaux ne navigue pas sur les eaux d'un fleuve tranquille et traverse même de fortes turbulences qui préoccupent son président.