LA TRIBUNE - Avant de rejoindre ce poste de consul des Etats-Unis à Bordeaux, premier poste diplomatique permanent ouvert par la jeune République des Etats-Unis d'Amérique, en 1778, où étiez-vous ?
HECTOR R. BROWN - Avant d'arriver à Bordeaux, j'étais en République centrafricaine (RCA) en tant que chef des affaires politiques et économiques à l'ambassade américaine de Bangui. Auparavant, j'ai été rattaché au Bureau des opérations de maintien de la paix du Département d'État, où j'ai suivi les opérations de maintien de la paix des "casques bleus" des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), en République centrafricaine, en Inde, au Pakistan, au Kosovo et au Soudan du Sud. Il convient de noter que ces opérations des casques bleus représentent des investissements importants de la part de la communauté internationale et que les États-Unis financent plus de 25 % des coûts totaux. Dans le cas de la RCA, le budget s'élève à plus d'un milliard de dollars par an pour financer le déploiement de plus de 19.000 casques bleus dans tout le pays.
Vous êtes tout juste âgé de 36 ans, peut-on dire que vous avez eu la vocation de devenir diplomate ?