En 2020, l'autonomie énergétique des bâtiments municipaux était de 3 %. La ville de Bordeaux a aujourd'hui atteint 19 % et vise les 41 % en 2026. « Le plus facile a été fait. Nous avons équipé des écoles, des gymnases, des préaux. Nous entrons désormais dans le dur avec des projets plus complexes. La base sous-marine en fait partie », a déclaré Pierre Hurmic, ce lundi 29 janvier, depuis les toits de ce bâtiment emblématique au nord de la ville construit par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale.
Vincent Cassagnaud, architecte des bâtiments de France est là pour en témoigner. Très surpris au moment de la présentation des premières esquisses il y a un an, alors que la base sous-marine de Bordeaux dispose du label Architecture contemporaine remarquable, il parle d'un projet atypique pour lequel il s'agit de concilier deux paramètres : la production d'énergie et la préservation du patrimoine.
Dans les faits, deux zones ont été exclues en parallèle des quais pour que l'installation ait un impact moindre en terme de perception. Pour le reste, la balle est dans le camp de porteurs de projets qui ont jusqu'au 19 avril pour déposer une offre auprès de Bordeaux Métropole Aménagement (BMA) qui pilote l'opération et sélectionnera le candidat pour une mise en service espérée en juillet 2025.