Solaire : VMH Énergies et Exosun accablés par la concurrence asiatique

Maxime Giraudeau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Exosun/Urbasolar/Christophe Ruiz

Maxime Giraudeau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Exosun/Urbasolar/Christophe Ruiz
Pas facile de trouver sa place au soleil. Alors que l'industrie asiatique écrase le marché mondial du panneau photovoltaïque, les sociétés européennes tentent leur chance à coup d'innovations. Mais pour certaines, le retard accumulé et les désavantages concurrentiels sont trop élevés. C'est le cas pour deux entreprises basées en Nouvelle-Aquitaine.
Le fabricant VMH Énergies tout d'abord a mis un terme à la production de modules photovoltaïques dédiés à l'autoconsommation. « En début d'année, les prix des produits asiatiques ont drastiquement baissé, de 25 à 30 %. On a tenu la barre tant qu'on a pu mais on a décidé, le cœur meurtri, d'abandonner cette activité en juin après dix ans de fabrication », raconte Jean Donnelly, le président de VMH Énergies, pour La Tribune. La décision a été d'autant plus difficile à prendre que la demande pour ces produits a explosé depuis la crise énergétique de 2022.
À lire également
Mais le choix est aussi devenu inévitable à cause de la délocalisation des fournisseurs de composants européens vers l'Asie, comme Saint-Gobain qui, en 2020, a stoppé sa production allemande de verre pour le domaine solaire. VMH Énergies qui emploie une trentaine de salariés à Châtellerault, dans la Vienne, s'était déjà inclinée en 2021 face au marché asiatique en cessant de fabriquer ses panneaux photovoltaïques français. La société capitule de nouveau et abandonne là 20 % de son chiffre d'affaires, qui avoisine les 15 millions d'euros.
Maxime Giraudeau
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur