Bordeaux Métropole : le président Alain Anziani démissionne
Pierre Cheminade et Maxime Giraudeau
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Alain Anziani, le 30 juin 2023, lors du conseil de Bordeaux Métropole.
Agence APPA
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Alain Anziani annonce ce lundi 4 mars au quotidien Sud Ouest renoncer à son mandat de président de Bordeaux Métropole qu'il occupait depuis l'été 2020. Une déclaration qui intervient après deux années de lutte contre la maladie : « un cancer de la prostate, un cancer colorectal avec une chimio à vie, un Parkinson qui couvait en moi et d'autres troubles plus ou moins liés, comme cette infection qui m'a imposé une hospitalisation de cinq semaines », explique-t-il. À bientôt 73 ans, l'élu socialiste, respecté et apprécié à gauche comme à droite, n'a pourtant pas compté son énergie à la tête des 830.000 habitants de l'agglomération, de ses 28 communes et de ses 104 élus. Ces derniers - dans une forme de triangulaire entre la gauche (PS, PCF), les Verts et la droite et le centre - lui auront donné du fil à retordre tout au long de ses quatre années de mandat.
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Car depuis 2020, la gouvernance de la Métropole est marquée par la fin de la « cogestion », cet accord politique hérité et scellé en 1968 entre le gaulliste Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, et le socialiste Michel Sainte-Marie, maire de Mérignac et mentor d'Alain Anziani. Sitôt élu en juillet 2020, ce dernier signe avec l'écologiste Pierre Hurmic un accord majoritaire qui met fin à cette gouvernance partagée, suscitant l'ire des élus de la droite et du centre. Finalement, après trois ans de mariage de raison entre socialistes et écologistes, Alain Anziani, fin tacticien, acte une nouvelle forme de gouvernance associant huit élus de droite et du centre en tant que conseillers métropolitains délégués. De quoi lui permettre d'avoir les coudées franches et de sécuriser des votes sur certains « sujets stratégiques » dont le soutien à la Ligne à grande vitesse et à la filière aéronautique.
Pierre Cheminade et Maxime Giraudeau