Bordeaux Métropole : la droite en passe d'obtenir le retour de la cogestion

Jean-Philippe Déjean
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Pierre Hurmic et Alain Anziani, le 30 juin 2023.
Agence Appa

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Pierre Hurmic et Alain Anziani, le 30 juin 2023.
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Et si la terminologie a changé, l'ex-président de Bordeaux Métropole, patron de la coalition métropolitaine d'opposition (de droite et du centre) Métropole Commune(s) et maire du Bouscat est bien décidé à réintégrer l'exécutif métropolitain : « Nous voulons apporter une plus-value à la Métropole par notre expérience. Avec les délégations complémentaires, ce que nous voulons c'est aller plus loin, plus fort. Dans trois domaines, qui sont l'économie, les mobilités et la coopération territoriale. »
Patrick Bobet confirme ainsi sa réponse positive faite à Alain Anziani, qui lui a proposé, lors d'échanges en août dernier, de promouvoir dix élus de Métropole Commune(s) au rang de conseillers métropolitains délégués. Il ne s'agit pas de postes de vice-présidents mais cela va les transformer d'opposants politiques à partenaires de la gouvernance métropolitaine. Une situation typique de l'époque de la cogestion, où le socialiste Alain Anziani était vice-président du gaulliste Alain Juppé, alors patron de la Métropole. Et une manière de répondre à la demande de plus en plus pressante des élus de la droite et du centre.
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Dans le contexte politique tendu dans lequel évolue l'alliance entre socialistes et écologistes (EELV), à la tête de la Métropole depuis 2020, cette promotion dans l'organigramme politique de dix élus de droite et du centre pourrait faire tanguer l'alliance PS/EELV une fois de trop. Tant elle ressemble à un retour de cette cogestion que se sont jurés d'éradiquer les nouveaux alliés au profit d'une pratique classique du fait majoritaire, entraînant dès le premier jour la colère de l'opposition.
Jean-Philippe Déjean