Pourquoi Alain Anziani prépare une gouvernance élargie à Bordeaux Métropole

Pierre Cheminade
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Alain Anziani, le président (PS) de Bordeaux Métropole, mardi 19 juin 2023.
Agence APPA

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Alain Anziani, le président (PS) de Bordeaux Métropole, mardi 19 juin 2023.
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[Article mise à jour à le 19/09/23 à 17h48 avec la réaction du groupe écologiste]
« Nous sommes dans une intercommunalité et il y a un héritage dans une intercommunalité avec des présidents successifs [...]. Pour mener les projets, il faut un temps long et partagé entre différentes majorités politiques », rappelle Alain Anziani, ce 19 septembre. S'il fait d'abord allusion aux 20 ans du tramway, qui seront célébrés en fin d'année, et au pont Simone Veil, qui ouvrira l'été prochain après sept ans de travaux, le président socialiste de Bordeaux Métropole s'adresse également aux élus métropolitains de tous bords. Une forme d'avertissements aux uns et aux autres alors que des discussions se tiennent en coulisses.
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Au PS comme dans l'opposition de droite et du centre, personne ne souhaite plus parler de retour de la cogestion à Bordeaux Métropole, arguant que le terme renvoie à une époque révolue où les maires de droite et de gauche se partageaient les vice-présidences de l'intercommunalité. Mais pourtant, arrivé à la moitié du mandat, le fait majoritaire entériné en 2020 par l'alliance entre socialistes, écologistes et communistes va à nouveau évoluer dans les prochaines semaines au profit d'une « gouvernance élargie » ou « partagée ». Profitant des désaccords ponctuels mais réguliers entre le PS et les Verts, la droite a su jouer sa partition et même obtenu fin 2021 la réintégration des maires de l'opposition au bureau métropolitain en échange de leur soutien au prolongement des LGV vers Toulouse et Dax.
Pierre Cheminade