Au tango, il faut un guideur, un guidé et, surtout, une bonne connexion entre les deux danseurs. À la fin de chaque série de trois à cinq morceaux, chacun peut choisir un nouveau partenaire pour continuer à danser. Si Bordeaux Métropole n'est bien sûr pas adepte de la danse argentine, les négociations sur sa gouvernance entre socialistes, écologistes et l'opposition du droite et du centre en reprennent les codes à s'y méprendre.
En juillet 2020, l'accord majoritaire entre le PS et les Verts à la tête de la Métropole a acté la fin de la sacro-sainte cogestion entre la droite et la gauche qui prévalait depuis les années 1970. Marquée par l'avancée de plusieurs dossiers structurants, ce mariage de raison n'a pas été de tout repos, avec des désaccords publics sur les dossiers de l'aéroport, de la ligne à grande vitesse ou encore des Girondins de Bordeaux. De quoi contraindre le président socialiste Alain Anziani à négocier le soutien de la droite et du centre à plusieurs reprises.
Celle-ci cherche donc depuis des mois à profiter de ces lignes de fracture au sein de la majorité pour se faire entendre et avancer ses pions. Et ce mardi 24 octobre marque un tournant dans la gouvernance métropolitaine avec un ménage à trois acté pour la deuxième moitié du mandat. « Personne ne doit se renier ! Je ne vais pas demander à la droite de soutenir la Régie de l'eau ni aux écologistes d'arrêter leur combat contre la LGV », cadre Alain Anziani. Et s'il évoque « une étape importante » de la vie de l'intercommunalité, il écarte tout retour à la cogestion :