Le maire de Bordeaux aura attendu cinq mois après ses vœux de nouvelle année placés sous le signe du solaire pour signer l'appel collégial. Peut-être attendait-il les rayons d'un franc soleil sur la ville de pierre pour l'annoncer en grandes pompes. Tant pis si l'ensoleillement est toujours à la peine, l'alliance de Bordeaux pour le solaire, elle, brille désormais. Ce 11 juin au stade Chaban-Delmas, la mairie a signé au côté de Bordeaux Métropole, le Département de la Gironde, la Région Nouvelle-Aquitaine et vingt partenaires publics et privés un appel symbolique à déployer « partout où c'est possible » les panneaux photovoltaïques. Seule la préfecture de la Gironde manquait à l'appel, officiellement pour cause de réserve électorale.
« Il y a une urgence à augmenter la part des énergies renouvelables, elles seules permettront de stabiliser notre modèle de société. Ce n'est même pas un pari puisqu'il n'y a pas d'aléa. Tout autre choix serait perdant. Nous faisons aujourd'hui ensemble le choix du bon sens », exhorte ainsi Pierre Hurmic devant une foule de figures du monde institutionnel et économique. Avec ce précepte : « tâchons d'utiliser chaque mètre carré solarisable » dans un « état d'esprit girondin d'inventivité et d'émancipation vis-à-vis du pouvoir central. » Des panneaux solaires fabriqués en Chine et à déployer massivement dans la ville pour une transition locale, ainsi va le dessein écologiste en cette seconde moitié de mandat municipal.