Budget: le gouvernement vise 6 milliards d'euros d'économies de plus en 2024
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Pour rappel, en juillet dernier, le précédent exécutif a gelé 16 milliards d'euros de crédits.
Gonzalo Fuentes
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Pour rappel, en juillet dernier, le précédent exécutif a gelé 16 milliards d'euros de crédits.
Gonzalo Fuentes
Le gouvernement vise « au moins » six milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2024, via l'annulation de crédits non consommés, a indiqué ce mardi en fin de journée le ministre du Budget Laurent Saint-Martin, devant les députés.
Sur les plus de 16 milliards gelés en juillet par le précédent gouvernement, « il y en a 12 qui ne seront pas consommés » et « ce que l'on vise, c'est (...) qu'au moins la moitié de ces crédits non consommés puissent bien être annulés », a déclaré le ministre, lors de l'examen du projet de budget pour 2025. Une autre partie de ces crédits devra être « reportée » en 2025, notamment ceux issus du plan de relance, en partie financé par des fonds européens, a précisé Laurent Saint-Martin.
Cette annulation d'au moins six milliards « nous permettrait d'avoir le freinage le plus fort possible dès cette fin d'année 2024 », a observé le ministre, alors que 10 milliards d'euros de crédits avaient déjà été annulés en février dernier. « Nous ferons le maximum en termes d'annulation de crédits dès 2024 », et « le freinage, ça commence maintenant », a-t-il martelé.
Cette annonce répond à la demande des députés macronistes et du Rassemblement national, qui ont fait voter ce mardi en séance des amendements pour réduire le déficit de 6,1% à 5,9% du PIB dès cette année, ce qui équivaut environ à six milliards d'euros.
Le macroniste Mathieu Lefèvre entendait même, via son amendement, aller jusqu'à 10 milliards d'euros d'annulations. « Il n'y a pas de fatalité à avoir un déficit supérieur à 6% du PIB en 2024. On a encore trois mois utiles devant nous », a-t-il plaidé. Le gouvernement doit « préciser ses intentions », « pour nous assurer que tout ce qui peut être fait en 2024 le soit, afin que l'effort que nous avons collectivement à réaliser en 2025 soit moins important », a-t-il argumenté.
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Les députés ont entamé lundi la consultation de la partie « recettes » du budget de l'Etat pour 2025, qui prévoit 60 milliards d'économies. Dans son propos introductif tenu devant les députés ce mardi, le ministre de l'Economie Antoine Armand a plaidé pour un budget devant permettre de ramener le déficit public à 5% du PIB en 2025, réfutant toute « austérité » alors qu'il prévoit une augmentation de la dépense publique en volume de « 0,4% ». Antoine Armand a aussi répété que deux tiers de l'effort proviendraient d'une baisse des dépenses.
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Faute de majorité pour le gouvernement à l'Assemblée, et au vu des divergences avec les députés issus de l'opposition, de nombreux observateurs estiment que le seul horizon du PLF 2025 sera une adoption sans vote, via l'article 49.3 de la Constitution. Pour rappel, le déficit public de la France s'est creusé en 2024 à 6,1% du PIB, et la dette a atteint 110% du PIB, soit environ 3.159 milliards d'euros. En cause notamment, des recettes fiscales moins élevées qu'attendues, selon Bercy.
(Avec AFP)
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