Ville, métropole, département, région. C'est cette union sacrée entre quatre collectivités socialistes et écologistes qui avait permis à Bordeaux de décrocher en 2022 la présidence du GSEF, le forum mondial de l'économie sociale et solidaire, et du même coup d'accueillir son siège. Une décision avant tout symbolique puisque l'on parle seulement d'une poignée de salariés. Mais cette dynamique politique prendra de l'ampleur l'an prochain à travers l'organisation à Bordeaux d'un évènement d'envergure internationale : la 7e édition du GSEF du 29 au 31 octobre 2025.
« L'objectif est d'en faire une démonstration de force de l'importance de l'économie sociale et solidaire pour nos sociétés alors même qu'elles sont attaquées à l'intérieur avec la crise politique et budgétaire et à l'extérieur avec les tensions internationales », présente Timothée Duverger. Ce spécialiste de l'ESS, chercheur et enseignant à Sciences Po Bordeaux, préside le conseil scientifique de cette 7e édition. C'est aussi un ancien membre du cabinet de Pierre Hurmic à la mairie de Bordeaux. « Ce GSEF est un élément du "soft power" de la France dans le monde en portant une logique de coopération horizontale. Le fait qu'il se tienne à Bordeaux et non à Paris c'est déjà un symbole », appuie Benoît Hamon, le président d'ESS France.
Autour de 4.000 participants venus de plusieurs dizaines de pays sont en effet attendus pour ces trois jours de conférences et de visites en Gironde. 6.000 participants de 70 pays avaient fait le déplacement à Dakar en 2023. Encore en chantier, le programme de l'édition bordelaise prévoit de se nourrir de contributions des acteurs de l'ESS autour d'un thème qui se veut volontairement très large quitte à virer dans l'abstrait : « L'ESS, une condition pour la transition juste vers des territoires résilients et le bien-être de leurs habitants ». 600 contributions ont déjà été déposées et l'objectif est d'en réunir un millier.