D'entrée mercredi matin, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait donné le ton : "En Chine, aux Etats-Unis, tout s'accélère sur les lanceurs, sur les constellations. L'Europe doit accélérer également dans le domaine spatial. Nous devons nous doter de notre propre constellation pour ne pas dépendre de la Chine ou des Etats-Unis pour l'Internet à très haut débit, les communications pour les réseaux, pour la circulation des trains, des avions, des véhicules autonomes." C'est désormais chose faite.
S'il n'a pas été question de financement, un cadre politique a été fixé pour la réalisation de ce projet. Les ministres ont posé comme condition que "la rentabilité économique du projet puisse être garantie". "On sort de la logique que les États apporteront un financement public quoi qu'il en coûte", glisse Bruno Le Maire. L'Europe veut également donner la part belle aux PME et aux entreprises européennes dans ce projet et enfin le déploiement de cette nouvelle constellation "ne doit pas retarder notamment le futur Copernicus, un des éléments clés pour la lutte contre le changement climatique".
'L'Europe, deuxième puissance spatiale mondiale, dispose de deux très grandes constellations par satellite, Galileo pour le positionnement par satellite et Copernicus pour le suivi de la planète. C'est donc une troisième constellation que nous avons annoncé qui va permettre de connecter l'ensemble des Européens, d'éliminer les zones blanches notamment sur Internet mais aussi de proposer des communications cryptées dans un cryptage quantique le plus robuste possible et destiné à des applications intergouvernementales ou militaires", a mis en avant pour sa part le commissaire européen Thierry Breton.