Municipales : Les candidats ont tous la fibre verte (2/4)

Pierrick Merlet

Tous les prétendants à la mairie de Toulouse ont verdi leur programme pour les élections municipales 2020.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Tous les prétendants à la mairie de Toulouse ont verdi leur programme pour les élections municipales 2020.
Rémi Benoit
(Extrait du journal paru vendredi 13 décembre) La scène a étonné. Un pupitre entouré de plantes vertes et d'arbustes, et des fleurs sur les tables qui l'entourent. Voici dans quel décorum le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a décidé de prononcer ses vœux en début d'année 2019. Il annonce alors que "cette année sera celle de la nature en ville".
Ses adversaires politiques, toutes étiquettes confondues, crient à l'opportunisme alors que l'environnement apparaît comme l'une des principales préoccupations pour les élections municipales qui s'annoncent. Coïncidence ou pas, les inaugurations se sont enchaînées ces derniers mois : la plus grande centrale photovoltaïque de France en milieu urbain sur le site d'AZF, un réseau de chaleur, des toitures équipées de panneaux photovoltaïques, etc.
À l'avenir, l'édile toulousain veut, en cas de victoire, renforcer la délégation sur l'écologie urbaine en y consacrant plus d'élus, faire de l'île du Ramier "le poumon
vert de Toulouse" et planter 100 000 arbres d'ici à 2030.
Au cours de sa campagne électorale, Nadia Pellefigue compte ainsi porter et défendre son projet de "bouclier végétal" pour la Ville rose. Couplé à une politique de développement des mobilités douces et des transports en commun, il consiste à réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre dans Toulouse et sa métropole d'ici à 2030. Pour cela, Nadia Pellefigue prévoit de végétaliser la ville et ses infrastructures, ou encore d'offrir un espace vert public à chaque Toulousain à moins de cinq minutes à pied.
"Toulouse compte aujourd'hui 28 mètres carrés d'espaces verts par habitant, contre une moyenne nationale de 48. Par exemple, Nantes et Montpellier ont un taux évalué à 38 mètres carrés. Notre ville doit faire mieux à ce niveau", alerte la candidate, qui souhaite également revoir la gestion des ordures ménagères et résiduelles qui coûte 58 millions d'euros par an à la métropole afin d'en valoriser une partie.
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Afin de vérifier la sincérité et la motivation des candidats, le collectif d'associations Urgence Climatique Toulouse a fait parvenir à chaque candidat une liste de 25 engagements. Pour ceux-ci, chacun doit répondre par oui ou par non et ces grilles d'évaluation seront mises à la connaissance des électeurs toulousains. Qui aura la meilleure note ?
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