Régionales : Garraud (RN), le candidat d'Occitanie au programme économique tardif

Pierrick Merlet

Garraud
Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Jusqu'au début du mois de juin, le candidat du Rassemblement National aux élections régionales en Occitanie est resté très discret sur ses intentions en matière d'économie. Jusqu'à cette période, Jean-Paul Garraud s'est contenté d'aller sur le terrain pour présenter ses colistiers et aller à la rencontre de ses soutiens. "Nous ne sommes pas en situation, aux commandes (de la collectivité, ndlr), donc c'est difficile de faire des propositions point par point. On détermine plutôt des axes de travail", avait même déclaré le candidat, mardi 1er juin, lors d'un débat organisé par La Tribune à Toulouse avec les cinq autres principaux candidats.
Jusqu'alors sa priorité ? Être "la seule alternative crédible à Carole Delga", a-t-il martelé à plusieurs reprises. Sur le papier, son pari semble réussi puisqu'à moins d'une semaine du premier tour, tous les sondages sans exception placent en tête ce magistrat ex-membre du parti Les Républicains (du temps de l'UMP).
Celui qui est crédité de plus de 30% des intentions de vote au premier tour de ces élections régionales a néanmoins évoqué lors de l'une de ses rares conférences de presse à Toulouse le besoin de "simplification" à destination des entreprises, notamment sur la question de l'accès aux aides. Ainsi, le candidat soutenu par Marine Le Pen promet l'instauration d'un "guichet unique pour les entreprises" s'il venait à remporter la présidence de la région Occitanie, le 27 juin. Par ailleurs, la liste Rassembler l'Occitanie mené par cet eurodéputé propose la création d'un "comité mixte, composé de syndicats et d'entreprises, pour participer à l'élaboration d'un schéma de développement économique régional".
Si ce schéma version Jean-Paul Garraud venait à voir le jour dans les prochains mois, celui-ci serait sans aucun doute tourné autour du "localisme", un mot aussi régulièrement mis en avant par le candidat qui consiste à favoriser les entreprises locales.
Dans cette logique, Jean-Paul Garraud veut aussi instaurer des critères RSE dans la commande publique, de manière à favoriser les entreprises régionales, tout comme il entend mettre en place "des chèques alimentaires" pour consommer local.
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Par cette volonté politique de favoriser les produits locaux et régionaux, le candidat promet également de "faire du lobbying pour le spatial et l'aéronautique" et plus particulièrement ses acteurs d'Occitanie. Avec cette posture, Jean-Paul Garraud regrette la décision récente d'Airbus de développer un réservoir métallique pour l'hydrogène sur ses sites de Nantes et Brême (Allemagne), plutôt que Toulouse, jugeant Carole Delga en partie responsable de cette décision. Favorable au projet de LGV Toulouse-Bordeaux, sans préciser sa vision sur son financement, le numéro un dans les sondages veut davantage impliquer le conseil régional dans la gouvernance de l'aéroport Toulouse-Blagnac "qui n'est pas un aéroport comme les autres" sur le plan stratégique.
Au-delà de soutenir les entreprises, notamment via un fonds post Covid-19 pour les entreprises et des avances remboursables sur l'investissement (à l'image de ce qui existe déjà en Occitanie), Jean-Paul Garraud et ses équipes veulent insister sur la formation.
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Par exemple, le candidat du Rassemblement National aux élections régionales en Occitanie veut utiliser le secteur du numérique pour relancer l'emploi. "L'essentiel de l'industrie numérique d'Occitanie est concentré à Toulouse et Montpellier. Dans le même temps, le chômage est de 14% dans les Pyrénées-Orientales ou de 17% sur le bassin Agde-Pézenas. Le numérique doit être le levier de développement économique privilégié pour lutter contre les déserts ruraux et les zones touchées par le chômage de masse", justifie son directeur de campagne Gabriel Robin. Sur ce même sujet, Jean-Paul Garraud à la tête du conseil régional promet de financer un plan pour remédier aux zones blanches, afin de faciliter le télétravail des habitants de la région.
Pierrick Merlet