« J'ai poussé un coup de gueule il y a dix jours pour dire que la gestion de la campagne de vaccination était trop centralisée. Depuis, les choses ont évolué et il y a eu amélioration la semaine dernière. Aujourd'hui, il existe 24 centres de vaccination dans l'Hérault et 120 en Occitanie, ce qui est plutôt bien. La problématique maintenant, c'est le nombre de doses de vaccins disponibles. Fin novembre, les Régions avaient proposé d'acheter des vaccins en complément pour être en capacité de soutenir la massification de la vaccination. Nous avons sollicité quatre laboratoires. Pfizer vient de nous répondre par la négative car leur production est réservée par les États. Sanofi ne proposera rien avant fin de l'année. Et Moderna et Astra-Zeneca réservent leur réponse et sont en train de regarder comment produire. Ce qui est regrettable, c'est qu'il n'y ait pas totale transparence dans les négociations de l'État avec les laboratoires... Du côté du stockage des vaccins, il n'y a pas de problème, cela se fait dans les frigos des CHU et des SDIS. Aujourd'hui, il existe deux hôpitaux mobiles, rattachés au CHU de Toulouse, un pour la zone transfrontalière sur la chaîne pyrénéenne et un en mobilité totale sur le territoire. Nous envisageons d'en acheter un troisième d'ici deux mois, ce qui représenterait un investissement de 250.000 à 300.000 euros. Et nous lançons le transport à la demande à partir de jeudi matin 21 janvier. »
« Il fallait des mesures de restrictions départementalisées... Mais en même temps, je souhaitais une mesure de solidarité nationale, c'est à dire un confinement durant les trois dimanches avant les vacances de février, ce qui permettrait peut-être d'éviter un 3e confinement. Le gouvernement est au courant de cette proposition... »