La ministre Jacqueline Gourault rappelle que « les territoires, c’est l’équilibre social d’un pays »

Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires, lors du Dialogue 5+5 à Montpellier, le 26 avril 2019
Cécile Chaigneau

Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires, lors du Dialogue 5+5 à Montpellier, le 26 avril 2019
Cécile Chaigneau
C'est en préfecture de l'Hérault, à Montpellier que s'est tenue la première réunion du "Dialogue 5+5" consacrée à la cohésion et à l'aménagement des territoires. Elle réunissait autour de la table les ministres et secrétaires d'État chargés de l'Aménagement et de la Cohésion des territoires, issus de 5 États de la rive nord et de 5 États de la rive sud de la Méditerranée occidentale : l'Espagne, la France, l'Italie, le Portugal, Malte, l'Algérie, la Libye (absente ce 26 avril à Montpellier), le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.
Cette rencontre avait été précédée d'une Journée des autorités locales réunissant des collectivités territoriales issues de ces États à la mairie de Montpellier.
Alors pourquoi s'intéresser aujourd'hui à la cohésion et à l'aménagement des territoires ? Les mouvements sociaux observés de part et d'autre des deux rives de la Méditerranée et la cohésion des territoires qui est placée au cœur des politiques par les gouvernements n'y sont pas pour rien...
Abdelahad Fassi Fihri, le ministre marocain de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la Ville, ajoute : « Nous avons constaté dans nos pays qu'il y a des revendications qui s'expriment. Ces mouvements disent le refus d'une relégation, d'être laissés pour compte. Au Maroc, il reste beaucoup de choses à faire pour l'atténuation des disparités sociales. Ces démarches de cohésion du territoire, il faut les traiter maintenant, car il serait dangereux de les traiter sous la pression de l'urgence ».
Les ministres ont bien sûr évoqué les questions de mouvement des populations.
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Les ministres se sont engagés sur des axes de travaux sur quatre thèmes : « Le développement de pratiques communes d'observation territoriale, l'amélioration des rapports entre territoires côtiers et territoires de l'intérieur, le développement d'une gouvernance et d'une ingénierie capables relever les défis contemporains de l'ouest méditerranéen, et l'appui au développement des relations entre les autorités locales dans le cadre de la coopération décentralisée, qui existent déjà mais qui doivent se renforcer », énonce Jacqueline Gourault.
D'ici la prochaine rencontre, dans un an en Tunisie, les ministres promettent « de faire avancer les dossiers pour trouver des coopérations et répondre à ces thèmes de travail ».