Après une décennie à tirer la sonnette d'alarme sur les inégalités d'accès aux soins, l'association UFC-Que choisir vient d'annoncer sa décision de déposer un recours devant le Conseil d'Etat pour « défendre le droit constitutionnel à la santé ».
Concomitamment à cette annonce, l'association de consommateurs a réactualisé sa cartographie de la fracture sanitaire dans l'Hérault, croisant critères géographiques et financiers. Pour les quatre spécialités étudiées - médecins généralistes, ophtalmologues, pédiatres, gynécologues -, l'étude a calculé l'offre de soins disponible en retenant un temps de trajet maximal entre le domicile et le cabinet du médecin de 30 minutes pour les généralistes, et de 45 minutes pour les spécialistes, les déserts étant caractérisés par une densité 60% inférieure à la moyenne.
Sans surprise, la région montpelliéraine et le littoral concentrent le plus de médecins généralistes et de spécialistes, alors que l'arrière-pays, notamment les hauts cantons de l'Hérault, connaît un accès aux soins dégradé.
A Lodève, la situation est accrue par les difficultés que connaît l'hôpital : pour des raisons financières, l'Agence Régionale de Santé propose de réduire à douze heures l'amplitude horaire des urgences.