LGV Bordeaux-Toulouse : quelles pistes innovantes pour financer le projet ?

Florine Galéron
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Comment financer la LGV Bordeaux-Toulouse ? À un an du lancement programmé des travaux, les collectivités ne savent toujours pas comment payer les 9,2 milliards d'investissements nécessaires au projet. Le 31 mars dernier, élus et chefs d'entreprise ont débattu sur le sujet à l'occasion d'un colloque organisé à Toulouse par Eurosud Transport, association de promotion de la ligne à grande vitesse du Sud-Ouest. Plusieurs pistes de financements innovants ont été évoquées.
Les défenseurs du projet espèrent déjà décrocher des fonds européens. Depuis quelques années, l'Europe met les bouchées doubles pour financer les grands projets de transport, notamment en France.
Dernier exemple en date, le 29 juin dernier, la Commission européenne a publié une première liste de projets éligibles aux financements prévus dans le cadre du "Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe" pour un montant total de 13 milliards d'euros. Parmi eux figurent deux projets soutenus par Eurosud Transport : Montpellier-Perpignan (11,6 millions d'euros) et Bordeaux-Dax (52,4 millions d'euros).
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"Il faut envisager leur financement et leur rentabilité sur leur durée de vie qui dépasse le siècle, comme un emprunt de très long terme", a fait remarquer en introduction du colloque Jean-Louis Chauzy, le président d'Eurosud Transport. C'est la solution qui a été adoptée pour financer le Grand Paris, un nouveau réseau de métro de 200 kilomètres qui va coûter 25 milliards d'euros. Les premiers emprunts ont été contractés auprès de la Caisse des Dépôts - selon un taux basé sur le livret A - et de la Banque européenne d'investissement, à un taux fixe très bas, les seules institutions financières à prêter actuellement sur 30-40 ans. Encore rare, ce mode de financement n'est pourtant pas nouveau. "Il faut rappeler que le métro historique de Paris a fini d'être remboursé en 1973 pour des emprunts contractés en 1900 !", a souligné Bernard Cathelain, membre du directoire de la société du Grand Paris.
Florine Galéron
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