Développement économique : Georges Méric veut "rendre le Département indispensable"

Sophie Arutunian
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Vous avez présenté ce lundi un plan de développement de la Haute-Garonne représentant un milliard d'euros sur 6 ans. Comment est fléché cet investissement ?
C'est un engagement de 170 millions d'euros chaque année pour les six ans à venir, réparti en plusieurs axes. Le premier axe est l'éducation, avec un programme prévisionnel d'investissement dans les collèges de 100 M€ (six nouveaux collèges seront construits et 4 réhabilités, pour certains presque totalement reconstruits). Des financements sont prévus pour le soutien aux écoles maternelles et élémentaires, mais aussi pour le soutien à l'innovation et à la recherche (7 M€ sur 9 ans en faveur de l'IRT Saint-Exupéry). Le deuxième axe consiste à équiper l'ensemble du département du haut débit (22 M€ sur 5 ans). Le troisième axe concerne les grands projets d'infrastructures routières. Il y a aussi le soutien à la construction de logements sociaux, l'amélioration de services publics et, enfin, le soutien à l'économie touristique.
On a vu au moment du débat sur la taxe additionnelle de séjour que les professionnels du tourisme n'apprécient pas forcément que le Département s'occupe de développement touristique. Vous persistez quand même ?
Le tourisme est une compétence partagée et nous souhaitons travailler sur cet axe beaucoup plus qu'avant, car c'est un levier pour l'emploi. Le Département peut attirer des touristes sur l'ensemble du territoire et toute l'année, et non pas sur le seul créneau "neige". Nous entendons développer la montagne l'été, développer le tourisme rural, patrimonial, et aussi coopérer avec Toulouse. Nous allons valoriser le Lauragais, le Saint-Gaudinois, le Carbonnais, le Frontonnais, Toulouse, etc. Le Conseil régional s'occupe davantage de la promotion à l'international et nous travaillerons avec eux sans problème.
Vous avez annoncé la création d'une SPL pour développer les territoires périurbains et ruraux du département. Quand sera-t-elle opérationnelle ?
Nous avons en effet décidé de créer une SPL (société publique locale) au premier semestre 2016 pour soutenir les intercommunalités rurales dans leurs missions d'aménagement du territoire et permettre des acquisitions foncières pour porter de nouveaux projets économiques. Revel, Villefranche-de-Lauragais ou encore Nailloux pourraient ainsi développer des zones d'activités pour attirer des chefs d'entreprises. Cette SPL sera dotée de financements dès le mois de juin (500 000 euros de capital) et sera opérationnelle en septembre. Le Département en sera actionnaire à 80 %, les 20 % restants seront portés par différentes communautés de communes et PETR (Lauragais, Sud Toulousain, Tolosan, Comminges).
Vous vous appropriez donc la compétence économique ?
Nous n'avons pas le droit de subventionner les entreprises directement. Mais nous utilisons la compétence aménagement du territoire pour faire de l'économie. On gère la loi Notre avec subtilité pour faire de l'économie.
Sophie Arutunian
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