Laurent Wauquiez à Toulouse : "Emmanuel Macron n'aime pas les territoires"

Florine Galéron

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"Dans un moment aussi préoccupant, nous devons être sur le pont", a lancé le leader des Républicains, Laurent Wauquiez, jeudi 17 janvier depuis l'usine toulousaine du sous-traitant aéronautique Nexteam. Alors qu'à 10 km à vol d'oiseau au même moment Emmanuel Macron était attendu sur la base militaire de Francazal pour ses voeux aux armées, le chef de file du parti de droite voulait marquer le contraste.
Accompagné notamment de la présidente des Républicains 31, Laurence Arribagé, Laurent Wauquiez a arpenté pendant une heure l'usine et discuté avec ses salariés. Spécialisé dans la mécanique de précision et l'usinage de pièces complexes et de métaux durs pour les industries aéronautique et spatiale, le groupe Nexteam se porte plutôt bien. Il emploie 900 collaborateurs en France et a enregistré un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros en 2017. Et pourtant face à la compétition internationale, fait remarquer un salarié de l'usine, "les donneurs d'ordre comme Airbus demandent aux sous-traitants de faire baisser encore les coûts de production, nous obligeant à produire à l'étranger (Nexteam dispose notamment d'usines en Pologne et en Roumanie, ndlr)". Laurent Wauquiez rebondit alors :
Le leader des Républicains a confirmé que son parti prendra part au grand débat national "pour que les thèmes qui ont généré les Gilets jaunes ne soient pas oubliés". Mais dans le même temps, il a dénoncé "l'installation de la violence".
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Par conséquent, au cours de la matinée, il a rencontré des commerçants de la rue Croix-Baragnon, dans le centre-ville de Toulouse. "Ils ont perdu jusqu'à 30% de leur chiffre d'affaires à Noël et sont en grande difficulté. La violence ne peut être une manière de s'exprimer et il est urgent que le gouvernement rétablisse l'ordre", estime Laurent Wauquiez. D'ailleurs, depuis mercredi 16 janvier, des commerçants ont placardé par centaines des affiches "à vendre" sur leur devanture pour alerter sur les risques de faillites liés selon eux au mouvement des Gilets jaunes.
Florine Galéron
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