À Toulouse, Julien Denormandie annonce 1,3 milliard d'euros pour la rénovation urbaine

Pierrick Merlet

Denormandie à Toulouse
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Denormandie à Toulouse
Rémi Benoit
Le quartier du Val d'Aran à Colomiers, à quelques kilomètres de Toulouse, est emblématique de l'essor économique et démographique qu'a connu la France il y a 30, voire 40 ans. Cette période a vu émerger de nombreux quartiers composés en majeure partie de ces hautes barres d'immeubles qui ne répondent plus aux besoins d'aujourd'hui.
Ainsi, des premiers travaux de rénovation ont débuté dans ce quartier grâce notamment aux fonds apportés par l'État via l'ANRU, l'Agence nationale de la rénovation urbaine, comme la rénovation de façades. Mais c'est bien une transformation profonde que va connaître le Val d'Aran, avec des démolitions d'immeubles, la reconstruction de logements, la réorganisation des espaces publics, l'ouverture d'une Maison des Sports et le développement des commerces de proximité.
La place Léo Lagrange devrait connaître une seconde vie dans les années à venir grâce à la transformation que va connaître le Val d'Aran./ (Crédits : Rémi Benoit)
Des temps longs que les habitants ont du mal à accepter comme l'a fait savoir un habitant du quartier en s'adressant directement à Julien Denormandie : "Vous êtes le troisième ministre à venir nous rendre visite dans le cadre de ce projet, mais l'État est encore absent pour le concrétiser alors j'espère que vous venez avec de bonnes nouvelles". Le ministre a alors tenu à rassurer ce Columérin.
Notamment aux côtés de Jean-Luc Moudenc (maire de Toulouse et président de la Métropole), la maire de Colomiers, Karine Traval-Michelet, a mené la visite du ministre au cœur de sa ville./ (Crédits : Rémi Benoit)
Ainsi, dans la Brique Rouge, un lieu culturel à Empalot qui a vu le jour grâce aux fonds d'un premier programme de rénovation urbaine, le ministre a signé dans l'après-midi une déclaration d'engagement pour le nouveau Programme national de rénovation urbaine couvrant la période 2018-2025. Ce plan prévoit pas moins d'un milliard et 50 millions d'euros d'investissement pour les dix prochaines années à destination des quartiers bénéficiant de la Politique de la Ville, qui intègreront désormais le quartier de Colomiers, mais aussi les secteurs des Trois Cocus et Mirail Université, en plus de ceux déjà dans le dispositif (comme Empalot par exemple).
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Par conséquent, la mairie de Colomiers participe à hauteur de 10 millions d'euros à ce plan, 295 millions pour la Ville de Toulouse et la Métropole, 276 millions par l'ANRU (et donc l'État), 20 par le Département de Haute-Garonne, 12 par la Région Occitanie et le reste par les bailleurs sociaux.
La convention "ANRU 2", dotée d'un milliard d'euros, a été signée à la Brique Rouge, à Toulouse, avec le ministre Julien Denormandie (au centre), lundi 8 avril./ (Crédits : Rémi Benoit)
Au total, ce sont près de 1,3 milliard d'euros qui vont être investis dans l'agglomération toulousaine d'ici 2030 uniquement pour la rénovation urbaine. Car, en plus de cette convention appelée communément "ANRU 2" par les élus locaux, un autre pacte financier a été signé dans la Ville rose en présence du ministre. Il s'agit d'une convention de 260 millions d'euros pour rénover les copropriétés toulousaines dégradées... Dans le détail, Toulouse Métropole apportera 40 millions d'euros de cette somme, autant du côté de l'ANRU et les 180 millions restants par l'ANAH, l'Agence nationale de l'habitat.
Julien Denormandie se dit heureux d'avoir relancé la rénovation urbaine depuis son arrivée au gouvernement, avec 215 projets accompagnés depuis mai 2018 dans toute la France via l'ANRU./ (Crédits : Rémi Benoit)
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Au moment de son arrivée à ce poste de ministre du Logement il y a deux ans, la rénovation urbaine était, selon lui, "pas à l'arrêt mais pas loin". "Nous avons donc dû beaucoup travailler pour relancer la machine et raccourcir les temps de décision afin d'accompagner au mieux les élus locaux demandeurs de fonds". C'est notamment pour accélérer la mise en oeuvre de ces chantiers que le président de la République, Emmanuel Macron, s'est engagé de passer le budget annuel de l'ANRU de cinq à dix milliards d'euros.
Pierrick Merlet