Mine de Salau : le rapporteur public préconise l'arrêt de l'exploration
Clothilde Doumenc
Les opposants à la réouverture de la mine de Salau ont porté recours contre le permis de recherches accordé à Variscan Mines, par le préfet de l'Ariège.
Clothilde Doumenc
Le tribunal administratif de Toulouse a étudié mardi 11 juin deux recours contre l'octroi d'un permis de recherches minières à la société Variscan Mines pour la mine de Salau. Déposés par la mairie de Couflens et trois associations, les recours mettent en cause le financement mais aussi l'impact écologique des travaux sur la vallée ariégeoise. Alors que le rapporteur public a rendu un avis favorable à son annulation, le verdict du tribunal devrait être rendu d'ici une quinzaine de jours.
"Aucun des documents présentés dans le dossier pour justifier le financement du projet ne nous paraît suffisant. C'est un critère pourtant indispensable dans l'attribution d'un titre minier", pointe le rapporteur public.
Ce dernier s'est prononcé, mardi 11 juin, au tribunal administratif de Toulouse sur deux recours déposés contre l'arrêté du préfet de l'Ariège octroyant un permis exclusif de recherches minières pour l'ancienne mine de Salau. Des démarches entamées par la mairie de Couflens et trois associations, à savoir Couflens-Salau demain, l'association Henri-Pézerat, et le comité écologique ariégeois.
De ce fait, le magistrat a estimé que la société Variscan Mines possède une "trésorerie insuffisante" pour ce projet dont le coût s'élève à 25 millions d'euros, et a donc par la suite préconisé l'annulation du permis.
D'après ses expertises, la société Variscan déclare pourtant n'avoir constaté aucune présence d'amiante dans la mine. Par ailleurs, l'avocate de la société, Sarah Bon, affirme que " Variscan a investi pour assurer la sécurité des employés".
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Quant aux finances de l'entreprise, cette dernière estime que les 6,5 millions d'euros déjà investis par Apollo Minerals, malgré "les aléas, les retards et les contentieux" sont "la preuve de son engagement ferme et sérieux" et que "les engagements des partenaires tiennent toujours depuis 2016".
L'avocat des requérants, François Lafforgue, se dit "confiant" quant à la décision de la présidente qui pourrait suivre l'avis du rapporteur public. "Cela fait des années que nous avons la tête prise par cette histoire. Maintenant, il y a de l'espoir", déclare Marcel Ricordeau. Le tribunal administratif devrait se prononcer sous quinzaine et "pourrait bloquer le projet pendant deux ans" avant un appel éventuel, selon l'avocat des opposants.