Quelles recettes fiscales pour financer la LGV Toulouse-Bordeaux ?

Pierrick Merlet

La LGV dans onze ans à Toulouse ? C'est l'objectif.
Reuters

Pierrick Merlet

La LGV dans onze ans à Toulouse ? C'est l'objectif.
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Toulouse à 3h10 de train de Paris, contre 4h20 aujourd'hui, semble redevenir une réalité pour les années à venir. Après avoir mis en stand-by le projet de LGV Toulouse-Bordeaux, le gouvernement a relancé ce projet d'infrastructure. Il vient de proposer un amendement dans le cadre de la loi LOM (Loi d'Orientation des Mobilités), adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale vendredi 14 juin, permettant de mettre sur pied un plan de financement pour un équipement estimé à plus de 10 milliards d'euros.
Un vote que Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie et d'Eurosud Team (association favorable au projet), a qualifié de "décision historique". De son côté, la présidente du Conseil régional d'Occitanie, Carole Delga, parle "d'une étape déterminante" et d'une "avancée majeure".
Effectivement, depuis près de deux ans, les élus locaux des deux régions concernées ont tous la même demande : financer la LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan avec la même méthode que pour le Grand Paris Express. Avec cet amendement nouvellement adopté, cela sera désormais réalisable.
Maintenant que la loi permet de créer cette société publique, "la ministre des Transports, Élisabeth Borne, se dit prête à travailler avec les collectivités locales pour regarder quelles recettes fiscales dédiées pourraient financer le projet", assure Jean-Luc Moudenc. Mais dans une interview à France Bleu le 14 juin, le député haut-garonnais Jean-François Portarrieu va plus loin et fait savoir qu'elle "a lancé une mission pour identifier les ressources fiscales qui pourront être affectées à la société de financement".
Comme pour le projet du Grand Paris Express, les élus locaux proposent une taxe sur l'immobilier de bureau, mais aussi une écotaxe, qui permettrait de financer la majorité du projet. Mais dans un contexte social et politique compliqué, après plusieurs mois de crise des Gilets Jaunes, sans oublier la tenue des élections municipales dans 9 mois, l'exécutif, comme les élus concernés, avancent sur la pointe des pieds à ce sujet.
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Néanmoins, ils veulent aller vite pour lancer cette ligne à grande vitesse initialement prévue pour le milieu des années 2010 et qui n'a cessé d'être reportée pour diverses raisons.
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À contrario, le maire de Toulouse se veut moins alarmiste et estime que "cet amendement va débloquer tout un travail de fond déjà réalisé. Nous avons la déclaration d'utilité publique, les études nécessaires sont déjà réalisées, on connait le tracé et les acquisitions foncières ont débuté. Si nous arrivons à avancer sur cette question du financement avant la fin de l'année, alors on pourra espérer une mise en service en 2030. C'est mon objectif", promet l'édile toulousain.
Pierrick Merlet