Pour faire face à une fermeture totale qui s’annonce imminente, les mondes de la restauration et du bar toulousains ont décidé de s’organiser lors d’une assemblée générale exceptionnelle. Au programme : appel au maintien des établissements ouverts, demandes d’aides voire même l’utilisation d’un référé liberté. Pour apaiser la situation, une réunion à la préfecture est prévue mardi 29 septembre."Tant que les bars clôturent à 22 heures et les restaurants à une heure du matin, nous ne prévoyons aucune désobéissance civile. Mais si nous sommes contraints de fermer complètement comme à Marseille, ce qui ne devrait plus tarder, alors nous appelons les établissement toulousains à rester ouverts", clame Ivo Danaf, le président de l'UMIH 31 (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie de Haute-Garonne).
Lors de l'assemblée générale des bars et restaurants de Toulouse lundi 28 septembre, il s'est réuni avec 200 professionnels du secteur. Leur objectif ? Trouver comment agir conjointement face aux mesures prises par la préfecture à leur encontre. Outre le non-respect d'une fermeture totale, le président de l'UMIH 31 expose d'autres plans pour essayer de relever un secteur dévasté par la crise du Covid-19.
"Il y a trop de conditions actuellement pour espérer toucher une subvention. Nous allons donc demander au préfet des aides claires. Nous souhaitons que celles-ci puissent couvrir le loyer, nos charges ainsi que nos pertes d'exploitation. Nous envisageons également d'utiliser un référé liberté quand le décret obligeant nos établissements à fermer sera là. Enfin, si nous devons rester à la maison, nous organiserons sûrement des manifestations".
Par ailleurs, une réunion entre le préfet de Haute-Garonne et des représentants de la filière est prévue mardi 29 juin, à 11 heures, pour tenter d'apaiser la situation et obtenir des réponses à leurs demandes.
La mairie de Toulouse soutient les restaurants et les bars
Cette réaction a été motivée par les décisions de la préfecture. Jugées incompréhensibles, ces dernières prévoient notamment la clôture des bars et des restaurant si le taux d'incidence de l'épidémie de Covid-19 à Toulouse dépasse 250 personnes testées positifs pour 10 000 habitants. Mais dimanche 27 septembre, les chiffres indiquait un taux de 330,6. "Nous nous attendons à ce que l'arrêté préfectoral tombe vite", explique Philippe Belot, vice-président de l'UMIH 31.