Face à l'explosion des cas dans la Ville rose, le préfet de Haute-Garonne a pris de nouvelles mesures pour lutter contre la Covid-19. Les soirées dansantes sont interdites dans les restaurants et les bars et les clients sont priés de consommer assis. Les contraintes pourraient être renforcées dans les jours à venir en cas d'aggravation de la situation sanitaire. "Une menace directe sur la profession", dénonce l'UIMH après ces annonces.À partir du 19 septembre, fini les soirées dansantes ! Cette activité sera interdite "pour tous les établissement recevant du public, à l'exception des lieux d'enseignement et des représentations artistiques", a annoncé vendredi 18 septembre le préfet de Haute-Garonne, Étienne Guyot. Le représentant de l'État a annoncé d'autres mesures ciblant les restaurants et les bars pour respecter les gestes barrières.
"Il sera interdit aux établissements recevant du public de type restaurant et débits de boissons de laisser des clients consommer debout,affirme Étienne Guyot.De plus, les activités musicales audibles depuis la voie publique devront cesser entre midi et 7 heures du matin, tous les jours. Le but est de réduire les déplacements et les grandes concentrations de personnes."
L'épée de Damoclès sur les bars et restaurants
Ces restrictions arrivent alors que l'épidémie regagne du terrain. "Le taux d'incidence pour 100 000 habitants s'élève aujourd'hui à 147,8. Le seuil d'alerte, situé à 50, a été dépassé depuis le 22 août en Haute-Garonne. A Toulouse uniquement, il atteint même 225,7", a souligné le directeur général adjoint de l'Agence régionale de la santé d'Occitanie, Jean Jacques Marfoisse. Mais le préfet ne s' est pas arrêté pas là et a mis immédiatement en garde les bars et les restaurants.
"Si ces chiffres continuent d'augmenterd'ici le début de la semaine prochaine, je me verrais obligé de durcir les mesures. Ainsi, des horaires de fermetures des débits de boissons et une révision du nombre maximal de personnes autorisées à un événement pourraient être envisagés."
"Nous sommes les bouc-émissaires", fustige l'UIMH
Toutes ces annonces ont du mal à passer pour le vice-président de l'UMIH 31 (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) Philippe Belot. Le gérant de plusieurs établissements toulousains tels que le Downtown Factory ou La Distillerie montre le "côté illogique" des décisions prises par la préfecture. "Il est interdit de danser, mais jusqu'à présent, cela n'était le cas qu'en boîte de nuit. Or, celles-ci sont fermées depuis un moment maintenant. Idem, la musique a toujours été interdite sur la voie publique. Nous avons vraiment du mal à comprendre ces directives". Philippe Belot critique cependant ce qu'il estime être "une menace directe sur la profession".