Candidat à sa succession, le président socialiste du conseil départemental de Haute-Garonne regrette un début de campagne de vaccination contre la Covid-19 "catastrophique". Néanmoins, Georges Méric se veut "participatif" et propose le soutien de sa collectivité pour disposer d'une cinquantaine de centres dans le département. Seulement, un débat semble s'installer avec le préfet sur le maillage à mettre en place."En 2021, nous espérons voir la sortie du tunnel grâce à la vaccination de masse contre la Covid-19, encore faut-il que l'État daigne l'organiser". C'est par des mots pour le moins acides que le président socialiste du conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric, a lancé sa cérémonie des voeux 2021 à la presse, mardi 12 janvier.
Celui qui est candidat à sa succession en juin prochain, contre sa volonté initiale de ne faire qu'un seul mandat après l'apogée de son prédécesseur Pierre Izard, reproche au gouvernement en place un début de campagne de vaccination contre la Covid-19 "catastrophique" et se dit "atterré par le manque d'organisation nécessaire".
"L'objectif annoncé du gouvernement est de vacciner 26 millions de Français d'ici le début de l'été, ce qui implique 52 millions de doses puisque chacun doit se faire vacciner deux fois. Mais pour tenir cet engagement désormais, il faudrait vacciner au moins 350.000 personnes par jour. C'est ce qu'ils font en trois semaines et encore...", déplore l'élu socialiste.
Dans la ligne de mire des élus locaux ces derniers jours, à l'image des propos de Georges Méric, le Premier ministre Jean Castex, en déplacement à Tarbes dans un centre de vaccination le 9 janvier, a notamment déclaré au quotidien Le Monde en réponse à ces attaques : "Il y a des crispations engendrées par la crise, parfois aussi des arrière-pensées politiques, c'est inévitable", soulignant son non-étonnement au regard de l'approche d'échéances électorales.
Le conseil départemental de Haute-Garonne propose ses services
Mais, au-delà d'être "inquiet" et "attentif" sur la tournure de cette campagne de vaccination en tant que médecin de profession, le président socialiste de Haute-Garonne se dit et se veut néanmoins "coopératif".
"Nous sommes prêts en Haute-Garonne pour organiser cette vaccination de masse. Tout d'abord, nous nous sommes dits prêts à mettre à disposition le super-congélateur en notre possession et qui est utilisé au quotidien par notre laboratoire Eva. Nous sommes également prêts à proposer une solution logistique adéquate pour approvisionner les centres de vaccination et nous sommes prêts à organiser un ramassage itinérant à destination des personnes fragiles qui ne peuvent se déplacer pour se faire vacciner", assure-t-il.