Patrimonia : les conseils des gérants indépendants pour 2012

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Pour le moyen et long terme, il est judicieux de revenir en Bourse progressivement en privilégiant les gérants réactifs et les fonds flexibles. Dans une optique de court terme, il est préférable de conserver un portefeuille le plus liquide possible.

Difficile en ces temps chahutés d'exercer le métier de conseiller en gestion de patrimoine indépendant. « Les changements fiscaux dans la loi de finances de cet été et la crise boursière du mois d'août ont fait planer un sentiment d'incertitude générale sur le patrimoine de nos clients », constate Julien Séraqui, président de Capital Plus et administrateur de la Chambre des indépendants du patrimoine.

En deux ans, le cours de l'or a doublé : il s'est envolé à un record de 1.921 dollars le 6 septembre, les épargnants cherchant des placements refuges pour mettre leur patrimoine à l'abri. Aujourd'hui, après des prises de bénéfice, il oscille autour de 1.600 dollars contre moins de 1.000 en 2009. Malgré la tempête, « nos clients ont globalement conservé leur allocation d'actifs, sans arbitrer intégralement leur portefeuille », explique pourtant Julien Séraqui.

Aujourd'hui, les particuliers doivent raisonner en fonction de leur horizon de placement. « Dans une optique de court terme, nous conseillons de conserver un portefeuille le plus liquide possible », assure Benoist Lombard, gérant associé du cabinet Witam. Pour du moyen et long terme, en revanche, il est intéressant de revenir sur les marchés boursiers. « Se constituer un portefeuille d'actions est une bonne stratégie de long terme, car la capitalisation boursière de certaines entreprises est aujourd'hui inférieure à la valeur de leur actif net, souligne Benoist Lombard. Les bilans des sociétés sont sains, c'est le marché qui est irrationnel. »

Attention, cependant, « l'achat d'actions doit être progressif et lissé dans le temps, via des versements fractionnés, de façon à minorer le risque d'entrer à un point haut », conseille Julien Séraqui. Il faut privilégier les gérants réactifs qui ont fait leurs preuves dans un contexte mouvementé. Autre alternative : choisir des fonds de gestion flexible de qualité, qui tirent leur épingle du jeu dans un contexte de très forte incertitude. Dans tous les cas, il faut préférer ceux dont la capitalisation est élevée, ils seront moins risqués en cas de crise globale de liquidités.

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