Le crédit à la consommation entre dans une nouvelle ère

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L'offre en matière de crédits renouvelables s'est peu à peu amenuisée en 2011 pour laisser la place à de nouveaux acteurs, plus vertueux.

Force est de reconnaître que la loi Lagarde portant réforme du crédit à la consommation a fini par porter ses fruits. L'obligation d'afficher le montant total du crédit, l'interdiction d'allonger indéfiniment la durée du crédit ; toutes ces dispositions contenues dans la loi Lagarde ont fini par porter l'estocade aux crédits renouvelables.

Selon le courtier Empruntis.com, la demande pour ce type de produits a fondu de 50 % en deux ans. Dans le même temps, selon le cabinet Athling, le coût des intérêts payés par le consommateur (intérêts + frais + assurance, etc.) ont été divisés par deux : pour 3.000 euros empruntés, les frais s'élevaient en 2008 à 1.501 euros, contre 611 euros en 2011. La durée moyenne de remboursement des crédits renouvelables a, elle aussi, été réduite, de 78 à 31 mois.

Le dernier volet de la réforme, à propos des taux d'usure (les taux que les établissements de crédit ne peuvent pas dépasser) doit aboutir le 1er avril 2013. Au-delà de cette date, les taux seront les mêmes pour un crédit renouvelable ou pour un crédit personnel. Ceux-ci seront fixés par tranche de montant emprunté : entre 1.524 et 3.000 euros, de 3.000 à 6.000 euros et au-delà de 6.000. Depuis le début de l'année, ils convergent rapidement, observe Athling (voir illustration). Alors que les taux convergent, que le risque augmente de voir les crédits impayés, et que les normes prudentielles deviennent de plus en plus exigeantes, les organismes de crédit vont devoir s'adapter ou mourir. Cetelem aurait ainsi revu sa stratégie et pratiquerait un tarif unique et compétitif pour ses crédits renouvelables. Le département Consumer Finance de Crédit Agricolegricole (CACF) qui chapeaute Sofinco ou Finaref vient d'annoncer qu'il cherchait à réduire ses encours de 8 millions d'euros.

Le salut pourrait venir aussi des nouvelles offres, proposées par les nouveaux venus sur le marché, comme La Banque Postale Financement ou le site Prêt d'Union, qui propose de mettre en relation les particuliers pour qu'ils s'empruntent de l'argent entre eux (voir « La Tribune » du 16 novembre).

Leurs offres ne proposent en tout cas pas de crédits renouvelables. Ce qui fait dire à Denis Cotte, spécialiste du marché : « On est entrés dans l'an I du crédit propre. »

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