C'est un dossier vieux d'une dizaine d'années, mais qui semblait en bonne passe de se concrétiser. Car sur le papier, ce projet de « RER à la lyonnaise », qui ambitionnait d'apporter des réponses concrètes aux enjeux de mobilité à l'échelle de l'aire métropolitaine lyonnaise, semblait (et semble toujours) partagé par tous.
Car en reliant 74 communes de l'aire urbaine lyonnaise (dont 35 situées sur le territoire de la métropole) et leurs 3 millions d'habitants au moyen d'une tarification intégrée pour les transports ferroviaires, de cadencements et plages horaires élargies (ainsi que dans un second temps, d'infrastructures permettant d'augmenter les flux journaliers comme le doublement des voies St Fons - Grenay), ce projet visait non seulement à améliorer la durée des trajets domicile-travail, mais aussi à désengorger les axes routiers.
Le tout, dans un contexte de renforcement progressif de la future ZFE (zone à faibles émissions) instaurée au sein de la métropole lyonnaise, qui devrait monter en puissance jusqu'en 2026.
Soutenu officiellement par le président EELV de la métropole lyonnaise Bruno Bernard, ainsi que par le président LR de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, « le RER à la lyonnaise bénéficie ainsi d'un large consensus transpartisan, mais on ne peut que s'inquiéter de l'absence d'avancées concrètes jusqu'ici », souligne Christophe Geourjon. Cet élu UDI à la métropole de Lyon, qui se défend de toute approche « partisane » sur ce dossier, s'est fait le porte-voix du collectif REM Lyon et appelle à ce que de premiers engagements soient pris. « La métropole a voté son premier PPI sans que le projet ne soit nommément cité, ce qui nous inquiète ».