Cinéma : Lyon fête les 15 ans du festival Lumière
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Lyon célèbre les 15 ans de son festival de cinéma.
LTD/Paul Bourdrel
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Lyon célèbre les 15 ans de son festival de cinéma.
LTD/Paul Bourdrel
La Halle Tony-Garnier à Lyon aurait-elle quelques pouvoirs surnaturels ? Le public du Festival Lumière envoie-t‑il des énergies particulières aux artistes de cinéma ? On pourrait le croire tant il se passe quelque chose de singulier dans ce festival pas comme les autres qui souffle cette année ses quinze bougies. En 2023, la cérémonie d'ouverture avait vibré devant un Fabrice Luchini très en verve.
Le mois dernier dans Le Point, à l'occasion de la sortie de Beetlejuice Beetlejuice, son premier film après six ans sans tourner, le cinéaste américain Tim Burton évoquait sa venue au festival en 2022 : « L'accueil du public là-bas m'a bouleversé. J'en ai pleuré. À Lyon, j'ai vécu quelque chose que je n'avais jamais vécu de toute ma vie. C'était à la fois magnifique, effrayant, choquant et inspirant. Ça m'a aidé pour de bon à me reconnecter à cet amour de mon métier que j'avais perdu. »
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Le succès de ce festival organisé par l'Institut Lumière, dirigé par Thierry Frémaux, fait en effet mentir tous les cassandres prédisant le déclin des salles obscures au profit des plateformes du type Netflix. Le public squatterait son canapé, bouderait les anciens films, attendrait des paillettes, réclamerait des compétitions ? Il faut croire que non : l'année dernière, près de 166 000 spectateurs (129 000 billets édités et 37 000 aux rencontres, expos, etc.) se sont rués dans la Cité des gones pour ce festival cinéphile qui ne présente ni palmarès ni tapis rouge et mise sur le bel équilibre de sa vaste programmation, classique comme moderne : « Chaque fois qu'on tente de changer la formule, on revient à celle-ci car elle fonctionne tellement bien, constate Maelle Arnaud, la directrice de la programmation. C'est une réussite publique et populaire car, si on a un public de cinéphiles toute l'année, on voit bien qu'au moment du festival la fête est beaucoup plus large et collective : les Lyonnais, mais aussi un public qui vient de toute la France, se sont approprié l'événement et, d'un coup, l'idée d'histoire du cinéma n'est plus réservée qu'à "ceux qui savent" : c'est un festival pour tous. »
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