Chalon-sur-Saône : l’Usinerie accompagnera les entreprises industrielles dans leur transformation digitale

C’est une porte d’entrée unique pour les industriels qui souhaitent passer le cap de l’industrie 4.0. Avec l’installation de l’Usinerie, dans l’ancien Moulin de la Sucrerie Blanche, au printemps 2022, le Grand Chalon (Saône-et-Loire) se dote d’un véritable pôle régional dédié à la transition numérique.

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(Crédits : Cabinet d’architectes VURPAS)

« Le taux de transformation des entreprises qui s'engagent dans le process de digitalisation dépassent rarement les 20% », souligne Yannick Mahé, directeur de l'Usinerie « Hors les murs ». « Soit parce qu'elles ne trouvent pas les bons partenaires, soit parce qu'elles n'ont pas les financements, ou pour plein d'autres raisons », poursuit-il. Un constat qui a amené le Grand Chalon à s'interroger sur la manière dont il fallait accompagner les industriels dans cette transformation, de toute façon inévitable, et où la France prend du retard par rapport à ses voisins européens.

Un interlocuteur unique et impartial

Impulsée par le Grand Chalon, avec le soutien de la région Bourgogne-Franche-Comté, de l'Institut image art et métiers Paris Tech, du CNAM et de l'UIMM, l'Usinerie n'est ni un intégrateur de solutions, ni un vendeur de robotique. Son seul intérêt vise à développer l'attractivité économique du territoire, tout en aidant les entreprises à saisir cette opportunité qu'offre l'industrie du futur. Le coût total du projet représente douze millions d'euros. Il est subventionné pour moitié par le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, l'État, l'Europe et le département.

Ce pôle régional dédié à la transition numérique propose aux entreprises industrielles du Grand Chalon, et plus largement de la région Bourgogne-Franche-Comté - quel que soit leur domaine d'activité - une véritable boîte à outils pour s'approprier les briques technologiques et digitales de l'industrie du futur. Il ne s'agit pas d'améliorer uniquement la technique mais bien de viser un intérêt de rentabilité. « Pour que les industriels s'engagent, il faut qu'il y ait une valeur ajoutée et une amélioration de compétitivité à la clé. Nous pourrons réaliser un pré-diagnostic gratuit, puis les accompagner sur les études d'opportunité, de faisabilité, sur le cahier des charges, le financement... jusqu'à la capitalisation du projet avec un reste à charge progressif », ajoute le directeur du site.

Créer des synergies

Au total, ce sont 4 000 m² de bâtiments qui seront consacrés à la quatrième révolution industrielle. « Pour que ce lieu fonctionne, il faut organiser une filière du numérique au service du tissu productif », souligne Yannick Mahé. Objectifs : lever les freins à l'intégration numérique, mais aussi accompagner les grands groupes en recherche d'innovation. Le complexe regroupera un pôle d'excellence et de formation, de recherche et d'innovation, un living lab - pour tester des prototypes en réalité augmentée - et des espaces collaboratifs pour développer les synergies entre l'enseignement, la recherche et le monde industriel. Un pôle d'ingénierie et de conseil à la transformation digitale vers l'industrie 4.0 accompagnera les entreprises sur l'ensemble de leur processus de transformation, de l'information à l'appropriation puis au déploiement du changement de business model. « L'idée est aussi d'offrir un lieu accélérateur pour les startups du numérique au profit de l'industrie. Celles-ci pourront bénéficier de cet écosystème local », souligne Yannick Mahé. Une vingtaine d'entreprises, dont les plus innovantes comme Festo, Fanuc ou Schneider, ont déjà rejoint le projet. « Leur implication nous permettra d'élaborer une offre de services et d'accompagnement qui soit la plus adaptée aux attentes et aux besoins opérationnels du tissu économique régional », précise le directeur du site.

Des formations sur-mesure

La formation occupera également une place de choix à l'Usinerie, avec une offre sur-mesure en lien avec les partenaires locaux et institutionnels. L'institut Image propose un master orienté recherche, le master Management des Technologies Interactives 3D (MTI3D) sur deux années en commun avec l'institut ENSAM de Laval. Des thèses de doctorat autour des technologies de la Réalité virtuelle et Réalité augmentée sont soutenues chaque année. Après la création d'une licence informatique générale du CNAM en 2019, un nouveau diplôme d'ingénieur « Big data et Intelligence artificielle » verra le jour, pour la rentrée 2022, dans le cadre du partenariat CNAM - Institut Image UIMM et IUT.

Les équipes de l'Usinerie « Hors les murs » sont d'ores et déjà à disposition des entreprises qui souhaitent être accompagnées dans leur développement vers l'industrie 4.0. Elles seront prochainement étoffées avec le recrutement de deux directeurs techniques numérique et 4.0, d'un chargé d'affaires et d'un directeur financier.

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