Décarbonation : la géothermie sur sondes, l'arme de Géotec
Amandine Ibled
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GEOTEC
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« Si la pose d'un réseau de 10 kilomètres linéaires de sondes - 100 sondes x 100 mètres de profondeur - n'est pas une première en France, ce type de projet est encore rare et peu d'opérateurs en maîtrisent totalement l'exécution », souligne Frédéric Barnoud, directeur du groupe Géotec.
La filiale du groupe, Géotec Énergie, appuyé par Énergie Verbeke, a dû relever plusieurs défis techniques, pour livrer ce chantier nécessaire aux échanges thermiques du vaste bâtiment de 100 000 m2, future plateforme logistique régionale de Monoprix à Moissy Cramayel. Toutefois, « Ce n'est pas tant la technologie qui a été la plus difficile à gérer mais le respect du planning car il a fallu faire beaucoup de pédagogie, notamment auprès des maîtres d'ouvrage qui ne connaissent pas forcément cette production d'énergie, encore trop peu répandue dans notre pays », confie Frédéric Barnoud.
Le projet de géothermie s'inscrit en parallèle de la construction du bâtiment avec de nombreux acteurs qui doivent se coordonner entre eux. Pour la régulation thermique de cette plateforme, chauffée en hiver et rafraîchie en été, Prologis, principal propriétaire, opérateur et développeur spécialisé en immobilier logistique en France, a choisi d'implanter une chaufferie bas carbone alimentée par géothermie sur sondes.
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Financé à hauteur de 25 % par le fonds Chaleur de l'Ademe et la Région Île-de-France, ce projet est le premier bâtiment logistique au monde à obtenir la certification « Zero Carbon », délivrée par l'International Living Future Institute (ILFI). Conçue et suivie par Accenta, la chaufferie bas carbone a également mobilisé ́ plusieurs acteurs autour de FLEXIM, entreprise générale et Séti, maître d'œuvre du projet.
« Pourquoi la géothermie sur sonde n'est-elle pas plus développée en France ? », s'interroge Frédéric Barnoud.
Amandine Ibled