La Bretagne crée un fonds de co-investissement de 20 millions d'euros

Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

Un reseau de contrefacons de billets demantele a marseille
© Dado Ruvic / Reuters

Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

Un reseau de contrefacons de billets demantele a marseille
© Dado Ruvic / Reuters
La Région Bretagne a lancé début juin un appel à manifestation d'intérêt (AMI) afin de sélectionner la société de gestion qui sera chargée de son futur fonds de co-investissement. Le contrat de gestion aura une durée de cinq ans à compter de la notification, mais pourra être renouvelé trois fois par période d'un an dans la limite de 8 ans. Les candidats disposent jusqu'au 6 juillet pour déposer leur projet.
Validé sur le principe par les élus lors de la session plénière le 9 avril dernier, ce fonds de co-investissement vise à renforcer, dès la première levée de fonds, l'apport en capitaux à destination des projets innovants de création d'entreprises. Fort d'un capital qui pourrait atteindre 10 millions d'euros au 2e semestre 2015 et 20 millions d'euros d'ici à 2020, il mobilisera des crédits régionaux et sollicitera un abondement par des fonds européens (FEDER).
Le choix de la société de gestion retenue devrait intervenir fin septembre pour une mise en œuvre du fonds au cours du dernier trimestre de l'année.
La société chargée de la gestion de la future SAS aura donc pour « objectif de favoriser l'intervention des acteurs privés présents sur le segment de l'amorçage, avec lesquels elles co-investira pour financer davantage d'entreprises innovantes ». Elle assurera aussi la sélection des partenaires co-investisseurs, le suivi des participations et l'accompagnement des PME. Elle devra évidemment agir dans le respect de l'ensemble des obligations réglementaires liées au cofinancement FEDER.
Selon le document de l'appel à manifestation d'intérêt, qui émane de la direction de l'Economie - service des projets d'entreprises du Conseil régional, le futur fonds ne prendra que des participations minoritaires dans les entreprises. Celles-ci devront présenter un plan d'entreprise cohérent et viable, et afficher de bonnes perspectives de rentabilité. Leur stratégie sera clairement définie et devra s'appuyer sur une analyse sérieuse du marché.
Le document stipule aussi que ces entreprises devront être issues prioritairement des secteurs de la « stratégie de spécialisation intelligente », à savoir les innovations sociales et citoyennes, la chaîne alimentaire durable, les activités maritimes, les technologies pour la société numérique, la santé et le bien-être, les technologies de pointe pour des applications industrielles, et l'observation et ingénierie écologique et énergétique.
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Sont donc a priori expressément exclues, les entreprises issues des secteurs de la construction navale, de l'industrie houillère et de la sidérurgie.
Pour les entreprises bretonnes, ce fonds de co-investissement, actuellement en cours de création, doit renforcer le « continuum du financement » que s'est fixé la Région depuis 2005 en déployant des outils financiers régionaux et des dispositifs d'intervention en capital-investissement. Au 31 décembre 2014, la Région avait souscrit plus de 16,8 millions d'euros pour l'ensemble des outils régionaux ou interrégionaux d'intervention en fonds propres. Au total, 136 millions d'euros sont mobilisés dans ces fonds pour plus de 200 prises de participation.
« L'effet de levier est significatif, assure le Conseil régional. Cela permet de couvrir de nombreux projets au cœur des enjeux de la Glaz Economie. »
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