Immobilier : pourquoi Tours et Orléans flambent
Guillaume Fischer, à Tours
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

(Credit ADT Touraine JC Coutand ) Le centre-ville de Tours peut atteindre 4.500 euros du m2.
Reuters
Guillaume Fischer, à Tours
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

(Credit ADT Touraine JC Coutand ) Le centre-ville de Tours peut atteindre 4.500 euros du m2.
Reuters
Plus de 3.000 euros du mètre carré en moyenne dans l'habitat ancien pour un particulier tourangeau, la maison locale type, et 2.650 euros pour un appartement. L'année dernière, les prix de l'immobilier à Tours intra-muros ont cru de 5% après une hausse ininterrompue depuis 2016. Et encore, ces chiffres cachent de fortes disparités. « Les tarifs des logements anciens peuvent atteindre 4.500 euros dans l'hypercentre résidentiel comme les quartiers des Prébendes et de la cathédrale, explique Vincent Briand, président délégué de la FNAIM en Indre et Loire. « Dans le neuf, cela peut même grimper jusqu'à 5.000 euros ».
En attestent les trois programmes majeurs de promotion immobilières actuellement en cours dans le centre-ville de Tours, rue nationale, rue Emile Zola et rue Berthelot dans les anciens locaux de la chambre de commerce et d'industrie. Les futurs appartements auraient déjà tous trouvé preneurs à ce prix, comparable à celui de résidences de bonne facture à Lyon et à Marseille.
L'explosion des tarifs de l'immobilier à Tours est due essentiellement à la baisse récurrente des stocks de logements disponibles à la vente. La crise sanitaire, qui perdure depuis février 2020, a encore accru le déséquilibre entre l'offre et la demande. Après les trois mois du premier confinement, le marché est redevenu actif dès le troisième trimestre. « Cette tendance se confirme début 2021, remarque Vincent Briand. A la clé, la généralisation du télétravail qui fait croître la demande extérieure. En période de crise, les investisseurs et particuliers locaux plébiscitent également l'immobilier comme valeur refuge, les premiers à l'achat, les seconds à la vente ».
À lire également
De leur côté, les taux bas d'emprunts et l'attractivité de la métropole de Tours, bien desservie grâce à son nœud autoroutier et au TGV - qui la situe à une heure de Paris -, sont autant d'explications structurelles à la tension actuelle du marché. « En 2021, nous nous attendons encore à une hausse de 5% à 10% dans le centre-ville. Pour trouver des tarifs encore abordables, il faut accepter de s'éloigner dans l'agglomération proche, comme La Riche assure Vincent Briand. Acheter dans le quartier ancien de Saint-Pierre-des-Corps, qui jouxte le quartier Velpeau de Tours, pourrait également s'avérer une bonne affaire à court terme ».
Guillaume Fischer, à Tours
Montagne : la Banque des Territoires investit 6 milliards d’euros pour réinventer l’économie des massifs
RTE prévoit 1,5 milliard d'investissements d'ici à 2035 en Auvergne-Rhône-Alpes
A 200 ans, la Verrerie de Saint-Just cherche un nouveau souffle dans le luxe
Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool