Le crédit immobilier plus souple mais les sanctions plus dures pour les banques

 |  | 878 mots
Lecture 5 min.
Malgré la pandémie, la moyenne de la production de crédit immobilier s'aligne cette année sur celle de l'année 2019, qui vu battre des records.
Malgré la pandémie, la moyenne de la production de crédit immobilier s'aligne cette année sur celle de l'année 2019, qui vu battre des records. (Crédits : Fotollia)
Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a finalement accepté d’assouplir ses recommandations en matière d’octroi de crédit immobilier pour porter notamment de 33 à 35% le taux d'effort. Revers de la médaille : des sanctions sont envisagées pour les récalcitrants d’ici l’été.

C'est le principe de la carotte et du bâton. Un après avoir émis ses recommandations pour éviter une dérive des banques dans les conditions d'octroi d'un crédit immobilier, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), présidé par le ministre de l'Economie, Bruno Lemaire, a finalement décidé de les ajuster, notamment pour ne pas pénaliser les primo-accédants à la propriété.

« Nous souhaitons être au plus près des besoins de ménages et notamment des primo-accédants. C'est un point clé de notre politique » a ainsi justifié Bruno Lemaire, à l'issue de la réunion du Haut conseil.

Taux d'effort porté à 35 %

Ces ajustements portent sur les trois points des recommandations émises le 12 décembre 2019. Le premier concerne le taux d'effort (charge de la dette rapportée au revenu disponible) qui passe de 33 % à 35%. La durée maximale des crédits est allongée de deux ans à 27 ans, pour tenir compte, dans le logement neuf, du délai entre l'achat sur plan et la mise à disposition effective du logement.

Enfin, et c'est sans doute le point le plus important,...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/12/2020 à 17:55 :
Il n’y a rien qui change en somme , inutile d’écrire pour annoncer «  rien ». Tchao.
a écrit le 18/12/2020 à 13:47 :
Ce nouvel assouplissement permettra aux vendeurs de maintenir des prix de vente élevés. TOUJOURS PLUS pour les anciens proprietaires !
Réponse de le 19/12/2020 à 3:24 :
Cet assouplissement permettra aux banques privées de ne pas licencier du personnel inutile car incapables de prêter les fonds des épargnants à des emprunteurs avec les meilleurs garanties financières, particulièrement en période de crise. Par conséquent, on fait courir un risque d'instabilité financière systémique pour sauver une poignée d'emplois dans les agences bancaires.

Concernant les prix de l'immobilier dans l'ancien, il est relativement normal que les propriétaires bénéficient des hausses de prix au regard de la tension sur le marché (cf. offre/demande). En revanche, c'est aux acheteurs d'être plus offensifs sur les prix de l'ancien au regard de l'année de construction et de l'état cosmétique du bien car il faut avouer que nombre de logements dans des quartiers historiques ne méritent pas (cf. état de la structure) le prix demandé malgré l'aspect comestique appréciable.
a écrit le 18/12/2020 à 10:29 :
On peut permettre d'emprunter sur 1000 ans, si vous n'avez pas d'argent, c'est de la littérature. De toute façon, emprunter sur 25 ou 27 ans , autant louer. Le prix de l'immobilier est trop élevé et compte tenu du tableau d'amortissement du prêt, vous ne commencez à rembourser le capital réellement qu'a partir de la 20 ème année de l'emprunt. La précarité de l'emploi, les divorces , un sacré parcours du combattant l'achat d'un logement.
a écrit le 18/12/2020 à 8:38 :
Ils obtiennent toujours ce qu'ils veulent pendant que monde s'écroule de leurs dividendes.

Au secours
a écrit le 17/12/2020 à 20:28 :
Etat pousse au crime: pour faire rentrer des droits de mutations, tout est bon !
Même arnaquer des jeunes peu diplômés qui se ruinent à acheter en sommet de bulle et s'interdisent ensuite toute mobilité professionnelle
On n'est pas près de voir le chômage décroître ...
Réponse de le 17/12/2020 à 23:43 :
Pourquoi toujours se plaindre de l'état ? Faut il toujours un bouc émissaire à nos bêtises ? Personne ne nous force à acheter sans réfléchir. Il n'y a que les irresponsables qui imputent à l'état leur manque de réflexion.
a écrit le 17/12/2020 à 19:20 :
Le "haut" conseil pour l'instabilité financière recommande donc la dérégulation du crédit bancaire pour mieux faire exploser la dette privée (cf. cigales) et flouer les dépôts des épargnants (cf. fourmis) prêtés par les banques puisque malgré la crise des subprimes il n'existe toujours aucune séparation entre banque de dépôt et banque d'affaire... too big to fail once again!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :