Benoist Pierre, qui porte les couleurs d’Ensemble à Tours aux élections législatives des 30 juin et 7 juillet prochains, semble dans une situation plus favorable que nombre d’autres candidats du parti d’Emmanuel Macron. Voici pourquoi.
Professeur à l'université tourangelle, spécialiste de la Renaissance, Benoist Pierre croit en sa bonne étoile. « La bataille s'annonce rude pour le centreface à une coalition de gauche et d'extrême gauche aux affaires municipales depuis quatre ans, et un raz de marée dans l'Hexagone du Rassemblement national », reconnaît le représentant du parti présidentiel, qui a réalisé 15,5% des voix à Tours à l'élection européenne.
Il poursuit : « Si je suis inquiet par le poids grandissant des extrêmes, je n'en reste pas moins confiant car on peut créer la surprise localement. » Le conseiller municipal d'opposition à la mairie de Tours, dirigée par la gauche, met notamment en avant deux décennies de son implantation sur le territoire.
Dissidence à gauche
A la clé, une bonne connaissance des dossiers de la ville et de l'agglomération, contrairement au favori du scrutin (43% des voix pour la gauche le 9 juin dernier), le député sortant (EELV) Charles Fournié, parachuté en Indre et Loire en 2022.
De surcroît, la candidature dissidente divers-gauche d'Alain Dayan, ex-adjoint de l'ancien maire socialiste de Tours Jean-Germain, devrait écorner de 3 à 5% le score du candidat du Nouveau Front populaire, au 1er tour.
A droite et à l'extrême droite, Benoist Pierre pourrait également tirer parti de la situation locale. Le candidat des Républicains (7,8% aux européennes), Lucas Janer, ainsi que celle du Rassemblement national, Lisa Garbay (17,8 % aux européennes), sont tous les deux des vingtenaires inexpérimentés et inconnus à Tours.
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