Habillement : la PME alsacienne Wolf Lingerie emporte ses grandes tailles à l'export
Olivier Mirguet
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La marque "Sans Complexe" représente 80 % des ventes de Wolf Lingerie.
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La marque "Sans Complexe" représente 80 % des ventes de Wolf Lingerie.
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Le spécialiste des sous-vêtements féminins Wolf Lingerie va exporter sa spécialité : la conception et la vente des articles de grandes tailles. Rachetée en mars 2022 par le fonds d'investissement parisien NextStage AM, avec une participation minoritaire de BpiFrance et BNP Paribas Développement, cette PME alsacienne entend dès maintenant "profiter d'une demande importante" sur les marchés voisins (Allemagne, Autriche, Suisse) ainsi qu'en Espagne et en Italie. Elle mise pour cela sur sa marque phare, "Sans Complexe", qui revendique la quatrième place dans sa spécialité (bonnets C à G) sur le marché français derrière Etam, Dim et RougeGorge.
Cette expansion internationale intervient après trois quarts de siècle de développement pour cette entreprise de 170 salariés établie à La Wantzenau, en périphérie de Strasbourg. "La naissance de Wolf Lingerie remonte à 1947. Mon père était spécialisé dans le commerce de gros de corseterie allemande", témoigne Rémy Wolf, fils du fondateur, qui vient de céder ses dernières parts dans l'entreprise familiale.
Après une décennie de croissance soutenue (2004-2014) et un tournant stratégique dans la conception et l'industrialisation de ses propres marques, l'entreprise a mis en place son propre site de production en Chine, exploité en joint venture puis détenu en propre. Cette usine chinoise à Dong-Guan a compté jusqu'à 1.000 salariés. Elle a été fermée en 2019. "Nous avions de nombreuses marques dans notre portefeuille, telles que Rosy, Playboy et Oops, héritées de notre logique industrielle. Et les marques de distributeurs ont représenté jusqu'à 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. Mais elles généraient de moins en moins de profits", détaille Jean-François Mialon, président de Wolf Lingerie.
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La production est désormais sous-traitée. "On a vendu les machines en Chine et laissé partir les ouvriers. Le marché chinois ne représente plus que 30 % de nos approvisionnements en sous-traitance. Nous nous sommes diversifiés dans des pays plus proches, en Tunisie et en Turquie, et discutons avec des nouveaux fournisseurs au Portugal", poursuit Jean-François Mialon. L'entreprise compte une trentaine de salariés en poste à l'international, chargés du suivi de la production et de la qualité. Les fonctions commerciales, la création et la logistique sont assurées depuis le siège de Wolf Lingerie en Alsace.
Olivier Mirguet