RestoFlash, l'application qui virtualise et révolutionne le ticket restaurant

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Copyright Reuters (Crédits : RestoFlash)
Octoplus a coiffé au poteau les émetteurs de tickets restaurant papier en lançant son appli RestoFlash. De quoi faire économiser plusieurs dizaines de milliers de tonnes de papier à la planète. Et créer de nouveaux services numériques comme la mise en avant des promotions du jour.

Qui n'a jamais perdu son ticket restaurant ? « Cette mésaventure arrive plus souvent qu'on ne le voudrait », observe Emmanuel Rodriguez-Maroto, président cofondateur d'Octoplus, une start-up qui a lancé le premier ticket restaurant sur mobile dénommé RestoFlash. Intérêt : l'application limite les risques de perte tout en faisant économiser à la planète plusieurs dizaines de milliers de tonnes de papiers, des milliers de tonnes de CO2, et des centaines de milliers de litres d'encre par an. Surtout, cette innovation, qui lui valu plusieurs prix, a permis à Octoplus de coiffer au poteau tous les grands émetteurs de tickets restaurant papier.
Ancien cadre du secteur de la restauration collective, Emmanuel Rodriguez-Maroto a co-fondé en 2011 l'entreprise avec Didier Contour également ingénieur. Tous deux réfléchissent au titre numérique depuis 2008. A cette époque, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, décide de retirer le marquage à l'encre des obligations réglementaires afférant aux titres restaurant.
Une aubaine car cette suppression ouvre la voie de la dématérialisation de ces titres. Pour autant, les deux ingénieurs préfèrent attendre sagement l'explosion des smartphones pour se lancer discrètement dans l'aventure. Leurs développements démarrent en 2011 avec une levée de fonds de 900 000 euros, collectée auprès de quelques investisseurs emblématiques comme Xavier Niel ou Pierre Kosciusko-Morizet.

Promotions du jour mises en avant

Un an plus tard, RestoFlash lance sa plate-forme qui a mobilisé une trentaine d'informaticiens. « 35 entreprises utilisatrices sont en cours de mise en place et 400 restaurateurs en Île-de-France ont souscrit à notre offre », indique le dirigeant qui fournit aux professionnels de la restauration un terminal de lecture moyennant une location mensuelle (moins de 7 euros) et un petit pourcentage sur les tickets remis.
Avec sa dizaine d'employés, RestoFlash espère toucher dès 2013 entre 20 000 et 50 000 porteurs de titres et réaliser entre 70 et 80 millions d'euros de valeur d'émissions pour sa première année de commercialisation. Il prévoit aussi de recourir à de nouveaux financements pour étendre et animer son réseau de commerçants. Lesquels se verront proposer, comme les porteurs de titres restaurant, de nouveaux services numériques pour mettre en avant par exemple leurs promotions du jour. Un service qui n'existait pas jusqu'alors, susceptible de créer à terme 1 500 emplois destinés à l'animation de réseau, sachant qu'il existe aujourd'hui près de 160 000 points d'acceptation de tickets restaurants.

 

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Commentaires
a écrit le 04/03/2013 à 18:44 :
Encore un truc de parasites qui bouffent le pognon de ceux qui travaillent vraiment. Aucune valeur ajoutée les tickets restaurants. Ils devraient être inclus lors du versement du salaire ou ne pas exister.
a écrit le 04/03/2013 à 12:56 :
Quid des salariés n'ayant pas de smartphones...
a écrit le 03/03/2013 à 21:28 :
35 informaticiens ont bossé sur la plate-forme... Elle doit vraiment être incroyable. D'autant que l'article ne mentionne que 10 salariés.
Réponse de le 04/03/2013 à 21:37 :
Consultants!!??

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